Communes : mariages de raison

Elles étaient plus de 36 600 communes en 2014, elles ne sont plus que 35 357 aujourd'hui. Pour gagner en poids ou faire des économies, certaines décident de fusionner.

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C'est l'histoire de Coignières et de Maurepas, deux communes des Yvelines qui voulaient se marier. Les deux maires avaient publié les deux bans en avril dernier et avaient même commencé à fusionner leurs services comme la police municipale. Manifestations, pétitions, les habitants de Coignières, quatre fois plus petite que sa voisine, n'ont pas voulu de cette union. Les habitants craignaient que le taux de taxe foncière soit aligné sur celui de Maurepas. 19,5% à Maurepas contre 9% à Coignières. Le projet a donc été arrêté au grand regret du maire Jean-Pierre Sevestre, joint par téléphone : "Nous avons une perte de dotations de l'Etat qui s'élèvent à un peu plus de 800 000 € depuis trois ou quatre ans, et donc nous allons petit à petit perdre notre autonomie financière comme l'ensemble des communes d'ailleurs".

"Il faudra voter entre les deux [pour savoir] qui va être maire"

Clairement, les fusions de communes n'ont plus la cote. 317 en 2016, 200 en 2017 et 35 en 2018. Et même lorsque tout le monde est d'accord comme à Caumont et à La Bouille en Normandie, les maires savent qu'ils ont de nombreux problèmes à gérer, comme l'entretien des berges. Les communes sont sur deux départements différents. Et ce n'est pas ce qui sera le plus compliqué à gérer. "Il faudra voter entre les deux [pour savoir] qui va être maire", explique Alain Fontaine, maire de Caumont (Eure). Restera un épineux problème : le nom.

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