Second tour de la présidentielle : pénurie d'assesseurs

Pour assurer son bon déroulement, chaque bureau de vote doit être composé d'un président et d'au moins deux assesseurs. Des volontaires qui viennent habituellement du Parti socialiste et du parti Les Républicains, sauf que cette année, avec ce second tour inédit, les assesseurs risquent de manquer dans certaines régions.

À la mairie de Villeurbanne (Rhône), depuis quelques jours, c'est la grande agitation. La préparation du matériel électoral est sous contrôle, mais ce qui inquiète, c'est le nombre d'assesseurs pour le second tour dimanche prochain, le 7 mai. Il en manque encore beaucoup. Alors quand Isabelle répond à l'appel lancé par la mairie pour des bénévoles, elle est très bien reçue. "Ce n'est pas du tout lié aux deux candidats qui sont présents au second tour, c'est vraiment en tant que citoyenne et pour le bon déroulement de la démocratie", assure Isabelle Mamadou, assesseure.

Des ralliements de bénévoles d'autres partis

Villeurbanne a besoin de 158 assesseurs pour tenir ses 79 bureaux de vote. Traditionnellement, les partis politiques en lice proposent des assesseurs parmi leurs militants. Mais cette fois, la jauge est encore trop basse et personne ne sait combien de citoyens bénévoles se présenteront.

Au premier tour, le Front national a fourni des assesseurs dans 10% des bureaux de vote du Rhône et il espère pouvoir en proposer le double dimanche prochain. Du côté d'Emmanuel Macron, au premier tour, les assesseurs du jeune mouvement En Marche! étaient présents dans 70% des bureaux de vote et la dynamique serait encore plus forte au second tour avec des ralliements de bénévoles d'autres partis et un peu d'anticipation. Les sympathisants envoyés par les deux partis et tous les citoyens ont jusqu'à demain, jeudi 4 mai, pour proposer leurs services.

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