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Valéry Giscard d'Estaing votera pour Nicolas Sarkozy au second tour

L'ancien chef de l'Etat Valéry Giscard d'Estaing assure qu'il votera pour Nicolas Sarkozy au second tour. Pour lui, l'élection de François Hollande exposerait la France à des "manoeuvres du milieu de la spéculation internationale".
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VGE votera pour Nicolas Sarkozy (DAMIEN MEYER / AFP)

L'ancien chef de l'Etat Valéry Giscard d'Estaing assure qu'il votera pour Nicolas Sarkozy au second tour. Pour lui, l'élection de François Hollande exposerait la France à des "manoeuvres du milieu de la spéculation internationale".

L'ancien chef de l'Etat Valéry Giscard d'Estaing avait jusqu'ici refusé de s'exprimer au sujet de l'élection présidentielle 2012. Mais dans une interview au Parisien, publiée jeudi, il sort de sa réserve.

Hollande "nous conduirait à l'aventure"

"Je voterai pour Nicolas Sarkozy", affirme VGE, estimant que les électeurs ont le choix entre "la facilité ou le redressement".

"Une politique de facilité", supposée selon lui être incarnée par le candidat socialiste, "nous conduirait à l'aventure" et "nous exposerait à des manoeuvres du milieu de la spéculation internationale", juge l'ancien président.

M. Giscard d'Estaing considère que Nicolas Sarkozy "est le plus crédible pour redresser le pays" et que "les dernières décisions qu'il a prises permettent d'espérer que nous sortirons de la crise".

Critique envers le style de Sarkozy

Au passage, VGE se montre tout de même critique sur le style de l'actuel chef de l'Etat : Nicolas Sarkozy "n'avait pas l'expérience, ni la chance que j'ai eue de pouvoir observer pendant sept ans la présidence exercée par un grand homme d'Etat, le général de Gaulle. Il a improvisé la fonction. Il y a eu des critiques que j'ai parfois partagées. Mais il a cherché à en tirer les leçons", dit-il.

Dédiabolisation des électeurs du FN

Interrogé sur le score de Marine Le Pen, l'ancien président centriste se montre très indulgent vis-à-vis de la récupération par l'UMP de certains thèmes chers à l'extrême droite.

"Le phénomène important", affirme-t-il, "c'est la fin de la diabolisation des électeurs du Front national". "Cette diabolisation avait été imaginée par François Mitterrand, avec son talent manoeuvrier, pour priver la droite d'une partie de son électorat", poursuit-il.

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