Une prime annuelle de 400 euros pour les instituteurs

Annoncée par le ministère de l'Education et des syndicats d'enseignants, elle sera versée dès l'année scolaire 2013-2014.

Dans une école élémentaire à Paris, le 4 septembre 2012.
Dans une école élémentaire à Paris, le 4 septembre 2012. (FRED DUFOUR / AFP)

En pleins remous autour la réforme des rythmes scolaires dans le primaire, le ministère de l'Education fait un geste envers les professeurs des écoles. Il a annoncé mercredi 26 juin qu'une indemnité annuelle de 400 euros leur serait versée dès l'année scolaire 2013-2014.  

Cette prime, déjà évoquée en février dernier, sera versée en deux étapes, de 200 euros chacune, à compter du 1er septembre, indique le ministère. Les versements se feront au plus tard en décembre 2013 et en juin 2014, ont indiqué de leur côté les syndicats Unsa Education, SE-Unsa et SNUipp-FSU à l'issue d'une rencontre entre les organisations syndicales et le ministère.

Le déroulement de carrière sera en outre progressivement aligné sur celui des collègues du second degré, "ce qui permettra à plus d'enseignants du primaire de partir à la retraite avec un meilleur salaire", a expliqué Sébastien Sihr, du SNUipp-FSU. Actuellement, le salaire maximum mensuel d'un professeur des écoles, recruté à bac+5, est de 2 980 euros nets par mois. "Aujourd'hui, 7,8% seulement des professeurs des écoles l'atteignent", ajoute le syndicaliste.

Des professeurs de collège mieux payés

"Ces mesures démontrent la volonté du ministre de revaloriser les enseignants du primaire et de lutter contre les écarts de rémunération entre le premier et le second degré", écrit de son côté le ministère dans un communiqué, soulignant que "l'ampleur de ces écarts, spécifiques à la France, a d'ailleurs été rappelée récemment par l'OCDE".

"Il faut maintenant aller plus loin", souligne Sébastien Sihr. Avec Christian Chevalier, du SE-Unsa, ils rappellent qu'ils réclament une indemnité de 1 200 euros annuels, à l'instar de l'indemnité perçue par les enseignants du secondaire, "le plus rapidement possible avant la fin du quinquennat"