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Une "convention riposte" de l'UMP pour "démonter" le projet socialiste

L'heure de la riposte a sonné pour le parti majoritaire. Impatient de préparer l'offensive face à la gauche et de réinvestir la scène médiatique, l'UMP organise demain une convention pour "décortiquer" et "démonter" le projet de François Hollande.
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Jean-François Copé (AFP)

L'heure de la riposte a sonné pour le parti majoritaire. Impatient de préparer l'offensive face à la gauche et de réinvestir la scène médiatique, l'UMP organise demain une convention pour "décortiquer" et "démonter" le projet de François Hollande.

Dès dimanche soir, en réaction à l'annonce de la victoire de François Hollande, Jean-François Copé se frottait les mains à l'idée de reprendre l'offensive. "Le temps des explications va venir. On va retrouver le temps du débat démocratique rééquilibré ". Lundi, le secrétaire général de l'UMP s'est s'empressé de dégainer en déclarant que le vainqueur de la primaire socialiste était "le champion du monde de l'ambiguïté" et du manque de "courage".

Les attaques musclées de Nadine Morano, Valérie Pécresse ou encore d'Henri Guaino ont elles aussi fusé. Tout comme celle du numero 2 de l'UMP, Marc-Philippe Daubresse, qui a qualifié le député de Corrèze de "capitaine inexpérimenté", auquel il serait dangereux de confier "la barre du navire France dans la tempête mondiale économique et monétaire".

Réinvestir le champ médiatique
Le travail de sape ne fait que commencer. "Toute la campagne va consister à débusquer François Hollande", explique un conseiller du président de la République au journal Le Monde. "Nicolas Sarkozy va se mettre dans la roue d'Aubry et l'attaquer sur son inexpérience, son incapacité à trancher, lui qui n'a jamais fait que des compromis au PS, et son grand écart idéologique."

Ce soir, le premier ministre François Fillon s'exprimera au 20h de France 2. Demain mardi, une convention "anti-PS" est organisée. La semaine prochaine, Nicolas Sarkozy projette de s'exprimer à la télévision.

L'UMP cherche à tourner la page de la primaire socialiste le plus rapidement possible pour rattraper "beaucoup, beaucoup de temps de parole de retard", a souligné Jean-François Copé, qui fustigeait dimanche soir sur le plateau du 20h de France 2 la sur-médiatisation de ce scrutin.

La convention de l'UMP intitulée "Le projet socialiste à la loupe : le grand malentendu !", se déroulera mardi de 17h à 19h, au Pavillon Gabriel, à Paris, et sera retransmise sur LCP. Les ténors du parti majoritaire y dénonceront "le grand malentendu" d'un PS déclinant des "propositions intenables et dangereuses".

"De la hausse des impôts au retour des 'emplois jeunes', de la suppression de la réforme des retraites à la fin des peines-plancher pour les récidivistes, de la sortie du nucléaire à la dépénalisation du cannabis, nous passerons en revue les principales propositions socialistes afin de proposer aux Français un débat de fond, projet contre projet", peut-on lire sur l'invitation envoyée aux militants UMP.

L'objectif est clair : prendre point par point le projet de François Hollande et, selon leur expression, "le démonter".

Ne pas tomber dans la caricature
Après la prise du Sénat par la gauche et le plébiscite de la primaire socialiste, certaines personnalités UMP s'inquiètent néanmoins du risque de verser dans le "too-much": "La convention anti-PS ne doit pas tomber dans le ridicule, prévient l'ancien ministre Dominique Bussereau. Il ne faut pas que l'UMP apparaisse comme une meute de roquets accrochés aux basques des socialistes."

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