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Pour Sarkozy,"la France mérite mieux" que le "clan" du FN

Dans une interview au "Journal du Dimanche", le président de l'UMP juge "consternant" le "spectacle" de la crise au Front national.

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Le président de l'UMP Nicolas Sarkozy, le 8 avril 2015 au siège du parti, à Paris. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

La large victoire de l'UMP aux élections départementales semble avoir donné des ailes à Nicolas Sarkozy. Crise au Front national, élections régionales fin 2015, primaire à droite en 2016... Dans un entretien au Journal du Dimanche publié dimanche 12 avril, le président de l'UMP balaie les sujets chauds du moment. Avec un ton résolument offensif.

Sur le FN : un "feuilleton familial affligeant"

Pour critiquer la crise interne au FN entre Jean-Marie Le Pen et sa fille Marine, Nicolas Sarkozy évoque d'abord 2017. Le président de l'UMP proclame ainsi sa volonté d'éviter à la France le "spectacle" d'un affrontement entre François Hollande et Marine Le Pen au second tour du prochain scrutin présidentiel.

"Imagine-t-on le spectacle que donnerait la France en cas d'affrontement en 2017 entre François Hollande, ce président qui a tant promis et si peu réussi, et Marine Le Pen qui, après avoir voulu donner des leçons à tout le monde, nous impose avec son père un feuilleton familial affligeant ?", interroge-t-il.

Aux régionales de décembre, Sarkozy entend "en finir avec le contrôle de la quasi totalité des régions par le Parti socialiste" mais aussi éviter "que le nord et le sud de la France ne soient pas dirigés par le clan Le Pen : père, fille, petite-fille". "Je ne veux pas que le pays se réveille avec le sud à la petite-fille et le nord à la fille", insiste-t-il.

Sur l'UMP : objectif 500 000 adhérents

Interrogé sur la nouvelle dénomination de l'UMP, son président ne confirme pas explicitement le choix des "Républicains" même s'il estime que "ce qui rassemblera tous ces courants politiques", c'est "l'idée que nous nous faisons de la République (...) réponse au défi identitaire que connaît notre société". Evoquant la transformation du parti depuis son élection à la présidence, il souligne la "volonté de participer" de ses adhérents qui "n'a jamais été aussi forte". Cette volonté se traduira selon lui par "des changements majeurs, telle l'élection par les militants de tous les présidents de fédérations départementales".

"Si on atteignait le demi-million (d'adhérents), ce serait bien", poursuit-il, affirmant que l'UMP enregistre "ces dernières semaines (...) plus de 1 000 nouvelles adhésions chaque jour" même s'il "faut aller plus loin et plus vite".

Sur la primaire à droite : "l'UDI a sa place"

Sarkozy évoque enfin l'organisation d'une primaire pour la présidentielle de 2017, sur laquelle les ténors du parti se sont accordés en début de semaine. Pas franchement emballé par cette idée à l'origine, le président du parti concède s'être rallié à cette méthode en vertu d'un "principe de réalité" après le "spectacle" offert "pendant deux ans et demi" par l'UMP qu'il a vue se "déchirer, se détester, s'affronter".

"L'UDI de Jean-Christophe Lagarde a, à l'évidence, sa place dans ce débat démocratique", précise Nicolas Sarkozy qui "observe déjà qu'Hervé Morin, au nom du Nouveau centre, a indiqué sa volonté de participer à ces primaires". "Nous allons nous rencontrer très bientôt pour déterminer les modalités de leur participation", indique-t-il encore, alors que la formation de centre-droit entretient toujours le mystère sur son implication dans ce scrutin.

Le président de l'UMP ne se fait enfin pas prier pour adresser un tacle à François Bayrou, dont le soutien à la candidature de François Hollande en 2012 lui reste en travers de la gorge. "Pour désespérer de François Bayrou, encore faudrait-il que j'aie un jour placé de l'espoir en lui", lâche-t-il, cinglant.

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