UMP : les députés non-alignés démentent vouloir créer un troisième groupe

Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire ont infirmé une information du "Figaro" parue jeudi.

La députée UMP de l\'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet, le 14 novembre 2012, à Paris.
La députée UMP de l'Essonne Nathalie Kosciusko-Morizet, le 14 novembre 2012, à Paris. (THOMAS PADILLA / MAXPPP)

CHAOS A L'UMP - Tous les moyens sont-ils bons pour débloquer la situation ? Selon Le Figaro, jeudi 29 novembre, environ soixante-dix députés non-alignés envisagent de créer un troisième groupe à l'Assemblée nationale afin de faire pression sur Jean-François Copé et François Fillon, qui se disputent toujours la présidence du parti, dix jours après le vote des militants. "Le projet est sur la table", déclare un responsable UMP, cité anonymement par le quotidien.

Peu après cette annonce, Bruno Le Maire a démenti cette information sur Twitter, expliquant qu'il ne souhaitait pas "ajouter de division à la division". L'ancien ministre de l'Agriculture est, avec Nathalie Kosciusko-Morizet et Bernard Accoyer, une des principales figures de ce mouvement. Dans la foulée, NKM a elle aussi démenti cette information, au JDD cette fois-ci : selon elle, il est "hors de question" de créer un troisième groupe.


Mercredi, une cinquantaine de députés emmenés par Nathalie Kosciusko-Morizet et Bruno Le Maire, devenus 71 dans la soirée, avaient pourtant proposé un compromis : à François Fillon de dissoudre son nouveau groupe parlementaire avant 15 heures ; à Jean-François Copé de constituer un comité des sages pour préparer un référendum auprès des militants de l'UMP. Saisissant la balle au bond, Jean-François Copé en a fait un "ultimatum", immédiatement refusé par François Fillon. "On ne cède pas aux ultimatums chronométrés de qui que ce soit", a lancé l'ancien Premier ministre devant son groupe, le RUMP (Rassemblement UMP).