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Trois moments où Valérie Pécresse n'a pas franchement servi la cause des femmes

Si c'est trop compliqué, ce n'est pas fait pour les femmes : c'est en substance ce qu'a affirmé la présidente (LR) de la région Ile-de-France, dans une séquence diffusée sur Canal+ dimanche.

Article rédigé par franceinfo
France Télévisions
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La présidente de la région Ile-de-France, Valérie Pécresse, lors d'un déplacement aux Mureaux (Yvelines), le 8 avril 2016. (ISA HARSIN / SIPA)

On ne peut pas dire que Valérie Pécresse soit la meilleure amie des féministes. Et ce n'est pas la séquence diffusée dans "Le Supplément" de Canal+, dimanche 12 juin, qui devraient les réconcillier.

"Si c'est trop compliqué", "ce n'est pas fait pour les femmes"

La scène diffusée dimanche s'est déroulée jeudi 9 juin lors du forum Futur en Seine, un salon dédié au numérique. Alors qu'elle déambule entre les stands, un exposant l'invite à essayer un gyropode. "Faut juste pas avoir peur", lui glisse-t-il. Réponse du tac-au-tac de l'ancienne ministre : "Je n'ai jamais peur !" 

Mais l'essai s'avère plus compliqué que prévu. "Ça a l'air complexe", grimace-t-elle, avant d'ajouter : "Si ce n'est pas fait pour les femmes… Vous excluez la moitié de la population, vous savez, si c'est trop compliqué". 


"Rien de tel qu'une femme pour faire le ménage"

Sexiste, Valérie Pécresse ? Le 11 mai 2015, celle qui est alors tête de liste des Républicains pour les régionales en Ile-de-France nettoie un ancien camp de Roms à Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis). A la tâche, gants en caoutchouc et pelle en mains, la candidate de droite sort un argument choc : "Rien de tel qu'une femme pour faire le ménage !" Un argument très critiqué, mais qu'elle avait pourtant assumé et maintenu quelques mois plus tard.

"Pensez-vous que le plus grand nombre sont les pères qui ont envie de changer des couches ?"

En 2013, Valérie Pécresse avait déjà donné quelques arguments à celles et ceux qui considéraient qu'elle n'était pas franchement d'une grande aide dans la lutte pour l'égalité hommes-femmes. Dans un entretien accordé au Journal des femmes, l'ancienne ministre déplorait la possibilité offerte aux pères de prendre un congé parental de six mois après la naissance de leur enfant. 

Avec un argument choc, là encore : "Pensez-vous que le plus grand nombre sont les pères qui ont envie de changer des couches ?" Avant d'ajouter que "socialement", il serait "mieux vécu par les entreprises de voir les pères s'impliquer dans des problèmes un peu plus compliqués". Une sortie qui lui avait notamment valu un tweet cinglant de l'écologiste Cécile Duflot.

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