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Toulouse : manifestation contre la venue de Jean-Marie Le Pen

Environ 70 personnes ont manifesté, ce samedi à Toulouse, contre la venue de Jean-Marie Le Pen à huit jours des municipales. Les manifestants répondaient à l'appel d'un collectif contre l'extrême droite.
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Radio France
Publié Mis à jour
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  (Stéphane Iglésis Radio France)

Des manifestants se sont rassemblés, ce samedi à Toulouse, pour protester contre la présence dans la ville de Jean-Marie Le Pen, venu soutenir à l'occasion d'un meeting le candidat du Front national. A huit jours des municipales, environ 70 personnes se sont réunies devant l'ancienne maison d'arrêt Saint-Michel. Un lieu symbolique devant lequel ils ont voulu rappeler que "c'est là qu'avait été guillotiné, en 1943, le militant communiste et résistant Marcel Langer, juif polonais ".

"Ensemble, reprenons les valeurs de la Résistance ", a lancé l'avocat Pascal Nakache, président de la section toulousaine de la Ligue des droits de l'homme (LDH). "Pour nous, le FN ne sera jamais un parti comme les autres ", a dit Me Nakache. "Nous continuerons toujours de dénoncer ses idées réactionnaires et xénophobes alors qu'une part croissante de la population est séduite par le discours très habile de Marine Le Pen qui vend du rêve pour cacher le cauchemar que le FN nous prépare. "

Meeting sous haute surveillance policière

Le conseiller municipal sortant Jean-Christophe Sellin (Parti de gauche), tête de liste de "A Toulouse Place au Peuple", a fustigé le candidat FN à Toulouse, Serge Laroze: "il fait des mots croisés dans la pure filiation fasciste et je pèse mes mots ", a-t-il dit. Serge Laroze, conseiller régional de Midi-Pyrénées, avait récemment diffusé dans ses tracts et sur internet une grille de mots croisés dont les définitions ciblaient avec insistance les gens du voyage, les musulmans et certains quartiers de Toulouse définis comme "centre du recrutement du Jihad " ou "drive-in " de la drogue.

Le meeting du candidat FN devait se dérouler dans l'après-midi en présence du président d'honneur du parti, Jean-Marie Le Pen. La réunion politique a été placée sous haute surveillance policière, alors que les militants de l'Union antifasciste toulousaine (UAT) appelaient à manifester à proximité.

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