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Tapie-Crédit Lyonnais : Mariani et Baroin soutiennent Lagarde, Joly parle de honte nationale

Deux ministres du gouvernement viennent à la rescousse de la directrice générale du FMI, après les propos d'Eva Joly qui a dénoncé vendredi "la chronique d'une honte nationale annoncée"
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Eva Joly dans les Côtes-d'Armor, le 5 aôut 2011. (KENZO TRIBOUILLARD / AFP)

Deux ministres du gouvernement viennent à la rescousse de la directrice générale du FMI, après les propos d'Eva Joly qui a dénoncé vendredi "la chronique d'une honte nationale annoncée"

Au lendemain de , François Baroin a souligné que "le Fonds monétaire international lui a réaffirmé son soutien". "C'est une femme de grande qualité, qui a beaucoup servi l'Etat, qui a été une grande ministre et en tout cas elle a mon soutien personnel", a-t-il ajouté sur France info.

Autre réaction, celle de Thierry Mariani, ministre des Transports, qui s'en est pris à la candidate d'Europe Ecologie Les Verts à la présidentielle : "Après s'être déjà illustrée en demandant la suppression du défilé du 14 juillet", a dit M. Mariani, "Mme Joly en rajoute en bafouant ouvertement la présomption d'innocence". "Visiblement Mme Joly regrette qu'un Français soit à nouveau à la tête du FMI; avec de tels alliés, comment le Parti socialiste peut-il être crédible pour gouverner la France?", a ajouté le ministre.

Vendredi, lors d'un déplacement en Bretagne, la candidate d'Europe Ecologie-Les Verts à la présidentielle avait lancé : "C'est la chronique d'une honte nationale annoncée" après l'ouverture d'une enquête sur le rôle de l'ex-ministre de l'Economie, Christine Lagarde, dans le règlement du différend entre Bernard Tapie et le Crédit Lyonnais. "Autant la situation de Dominique Strauss-Kahn n'était pas prévisible, autant celle de Christine Lagarde l'était", a estimé Mme Joly à Hillion (Côtes-d'Armor), laissant entendre que la France n'aurait pas dû proposer la candidature de l'ancienne ministre à la tête du FMI.

"Nous aurions pu éviter d'ajouter un nouveau scandale au scandale DSK", a-t-elle ajouté, estimant que "cette situation va alimenter les préjugés" contre les Français à l'étranger. "On voit le gouvernement agir avec le mépris des institutions", a-t-elle ajouté. Dans un communiqué publié vendredi après-midi, Mme Joly écrit que cette affaire, si les charges venaient à être confirmées", pourrait "se transformer en un véritable scandale d'Etat".

Eva Joly a fait ces déclaration alors qu'elle effectuait un déplacement dans les Côtes-d'Armor, consacré à la prolifération des algues vertes et aux nouvelles pratiques agricoles.

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