"Si vous vous abstenez, Sarkozy, lui, ne s'abstiendra pas", a lancé jeudi soir la première secrétaire du PS

"Il faut aller au bout, le 14 mars. Rien n'est joué aujourd'hui, rien n'est gagné", a-t-elle lancé lors d'un meeting de soutien à paris aux listes socialistes d'Ile-de-France.A ses yeux, la gauche doit "gagner les régions parce que les Français en ont besoin" face à la "régression sociale mise en place par la droite".

La première secrétaire du PS, Martine Aubry, en meeting à Paris le 11 mars 2010
La première secrétaire du PS, Martine Aubry, en meeting à Paris le 11 mars 2010 (AFP - JOEL SAGET)

"Il faut aller au bout, le 14 mars. Rien n'est joué aujourd'hui, rien n'est gagné", a-t-elle lancé lors d'un meeting de soutien à paris aux listes socialistes d'Ile-de-France.

A ses yeux, la gauche doit "gagner les régions parce que les Français en ont besoin" face à la "régression sociale mise en place par la droite".

Le "PS doit être au plus haut" et "cela entraînera une grande dynamique de rassemblement de la gauche", a estimé la maire de Lille. Faisant allusion aux verts, elle a déclaré: "Quelle que soit l'excitation des derniers jours de campagne, ne vous laissez pas aller aux petites phrases". "Soyons responsables !" en évitant "ce petit jeu", a-t-elle ajouté.

Aux commentateurs qui parlent déjà de la présidentielle, Martine Aubry a lancé: "Ne nous parlez pas de 2012 !", évoquant "les salariés au chômage" qui n'ont "pas le temps d'attendre".

La première secrétaire du PS s'est moqué pendant une grande partie de son discours de Nicolas Sarkozy, qu'elle a présenté comme un président velléitaire, vantard, "énervé" en permanence et incapable de tenir ses promesses. "Aujourd'hui, il ne sait plus où il va", a-t-elle dit, estimant que le chef de l'Etat ne parvenait pas à "assumer son échec". Elle a notamment ironisé sur le "dernier reniement" du chef de l'Etat que serait, selon elle, le non-respect de ses engagements envers l'environnement.