Sécurisation de l'emploi : l'Assemblée nationale adopte la version définitive du projet de loi

Mercredi soir, les députés ont adopté l'ultime version du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi. Cette dernière version a été approuvée, mardi, par des représentants du Sénat et de l'Assemblée nationale. Une nouvelle fois, la gauche est apparue divisée face au vote de ce texte ; le Front de gauche a voté contre et les écologistes se sont abstenus.

(Maxppp)

Cette fois, c'est
définitif : les députés ont adopté, ce mercredi soir, le projet de loi sur la
sécurisation de l'emploi, porté par le ministre du travail Michel Sapin, qui
évoque "le texte le plus ambitieux depuis 1968 " en matière
d'emploi. Le projet a été adopté par 141 voix pour, 16 contre et 44
abstentions.

C'est une ultime version
du projet de loi sur la sécurisation de l'emploi qui a été soumise aux députés
ce mercredi soir. Elle découle des discussions menées par une Commission mixte
paritaire, composée de 7 députés et 7 sénateurs, après le passage du texte en première lecture. Mardi, ils se sont mis
d'accord sur une version du texte qui convienne aux représentants des deux
chambres. Pour l'essentiel, ce projet retranscrit toujours les principales dispositions de l'accord conclu
entre le patronat et trois des syndicats de travailleurs, en janvier dernier.

De retour au Sénat à la
mi-mai

Une nouvelle fois, comme
lors du vote au Sénat dimanche, la gauche est apparue très divisée dans ce vote
des députés. Si la majorité des députés PS ont voté pour, les écologistes se
sont abstenus, et le Front de gauche a voté contre, dénonçant "un texte
qui marque une régression sociale
", selon la députée Jacqueline
Fraysse. Même au sein du groupe PS, quatre députés se sont abstenus et 16 ont
voté contre. L'UDI a voté pour, l'UMP en grande partie s'est abstenue.

Le texte étant passé par
une Commission mixte paritaire, il doit désormais être également étudié en
deuxième lecture par le Sénat. Alors que le gouvernement souhaitait que cette
deuxième lecture se fasse rapidement, une fronde des sénateurs a obligé à
reporter le vote après les vacances parlementaires. Il reviendra donc au Sénat
le 14 mai prochain.