Samia Ghali : "Les gens vivent à la Castellane avec la peur au ventre"

La sénatrice-maire des Quartiers nord de Marseille n’est pas surprise par les événements survenus ce lundi à la cité de la Castellane. L’élue PS déclare avoir prévenu le gouvernement de tensions dès le 12 janvier dernier.

(Samia Ghali, sénatrice PS et maire de secteur à Marseille dit avoir alerté le gouvernement depuis le 12 janvier © MaxPPP)

La cité de la Castellane dans les Quartiers nord de Marseille est le théâtre de violences depuis lundi matin. Un important dispositif policier a été déployé, après des tirs de kalachnikov entendus par des habitants. La cité est connue pour ses trafics de stupéfiants. Une "délinquance générale" rectifie l’élue socialiste Samia Ghali. La sénatrice et maire des 15e et 16e arrondissements, où se trouve la cité de la Castellane, dit avoir alerté le ministre de l’Intérieur dès le 12 janvier. Lundi matin, ce sont des habitants effrayés qui l'ont appelée. "Ils m’ont dit qu’il y avait des jeunes armés jusqu’aux dents, cagoulés avec des kalachnikov en bandoulière et avec des snipers",  a expliqué la maire de secteur à France Info.

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Une alerte après l'incendie d'une école

Samia Ghali explique avoir écrit à Bernard Cazeneuve le mois dernier, après la destruction d'une école de la Castellane par un incendie. Selon l’élue, il s’agissait d’une action de représailles après la récupération par la police d’un petit singe qui faisait peur aux enfants. Un animal appartenant probablement à un habitant de la cité. Depuis cette affaire, dit Samia Ghali, on vit avec une tension insupportable dans ce secteur des Quartiers nord de Marseille.

"J’ai écrit que ça n’allait pas, qu’un symbole de la République avait été pris pour cible dans le but d’intimider, d’effrayer et de dominer."

"Une tension insupportable à la Castellane " : Samia Ghali, , sénatrice- maire de secteur à Marseille
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Selon l’élue de Marseille, des jeunes ont décidé d’investir la cité, dans le but d’en faire leur territoire : "Il s’agit d’un problème de délinquance générale, de drogue oui, mais aussi de prostitution. Un cocktail que vous n’imaginez même pas ." Pour autant, l’élue ne veut parler de la situation avec le Premier ministre et Bernard Cazeneuve attendus à Marseille lundi après-midi, estimant qu’elle a suffisamment prévenu le gouvernement.