Réforme des ryhtmes scolaires : Vincent Peillon veut une journée scolaire "plus courte"

Faut-il que la journée scolaire soit "plus courte" dans le primaire ? La réponse est oui pour le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon, afin que les enfants apprennent mieux, a-t-il estimé dimanche, lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

Vincent Peillon dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris où se tient la concertation sur l\'éducation.
Vincent Peillon dans le grand amphithéâtre de la Sorbonne à Paris où se tient la concertation sur l'éducation. (MARTIN BUREAU / AFP)

Faut-il que la journée scolaire soit "plus courte" dans le primaire ? La réponse est oui pour le ministre de l'éducation nationale Vincent Peillon, afin que les enfants apprennent mieux, a-t-il estimé dimanche, lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI.

"Nous avons très peu de jours de classe, nous avons des journées surchargées", a déclaré Vincent Peillon dimanche 8 juillet lors du Grand Jury RTL/Le Figaro/LCI, affirmant qu'il s'agissait d'une des "raisons majeures de l'échec scolaire".

Le ministre de l'éducation nationale veut que la journée scolaire soit "plus courte".

"La journée de classe, il faut qu'elle soit plus courte scolairement, ça ne veut pas dire qu'elle soit plus courte éducativement, je ne vais pas renvoyer l'enfant chez lui à 15H00. Donc il faut organiser ce qu'on va faire avec l'enfant ou l'élève entre 15h et 16h ou 17H", a-t-il expliqué.

"Ca bloque de tous les côtés"

Les rythmes scolaires, dont le possible retour à une semaine de quatre jours et demi, sont au programme de la concertation pour la refondation de l'école lancée jeudi 5 juillet par M. Peillon et par le Premier ministre Jean-Marc Ayrault.

Cette concertation, "totalement inédite" selon M. Peillon, qui était une promesse de campagne de François Hollande, servira de base à un projet de loi d'orientation et de programmation prévue pour l'automne.

Mais la réforme des rythmes scolaires se heurte à des intérêts divergents. "Sur les rythmes scolaires, ça bloque de tous les côtés", a dit M. Peillon, qui a évoqué l'industrie du tourisme ou encore l'association des propriétaires de résidences secondaires.