"Qu'on arrête avec ce terrorisme qui consiste à dire que tout développement, que toute croissance est en soi un mal"

C'est ce qu'a affirmé mardi le président Sarkozy lors d'une table ronde consacrée au transport fluvial, dans la Somme."Je me battrai pour défendre le nucléaire, parce qu'il n'y pas d'énergie alternative en l'état actuel des choses, sauf à dire aux Français qu'ils vont maintenant se chauffer et s'éclairer à la bougie", a-t-il ajouté.

Le président Sarkozy (avec à sa gauche Jean-Louis Borloo) sur le chantier du canal Seine-Nord Europe (05/04/2011)
Le président Sarkozy (avec à sa gauche Jean-Louis Borloo) sur le chantier du canal Seine-Nord Europe (05/04/2011) (AFP/PASCAL ROSSIGNOL)

C'est ce qu'a affirmé mardi le président Sarkozy lors d'une table ronde consacrée au transport fluvial, dans la Somme.

"Je me battrai pour défendre le nucléaire, parce qu'il n'y pas d'énergie alternative en l'état actuel des choses, sauf à dire aux Français qu'ils vont maintenant se chauffer et s'éclairer à la bougie", a-t-il ajouté.

"Le vrai débat, c'est de faire que nos centrales soient sûres et qu'on arrête avec ce terrorisme qui consiste à dire que tout développement, que toute croissance ou que toute création de richesse est en soi un mal", a-t-il poursuivi. Nicolas Sarkozy a stigmatisé plus particulièrement les Verts pour avoir obtenu du gouvernement socialiste de Lionel Jospin, en 1997, l'arrêt du projet de grand canal Rhin-Rhône en raison de son impact environnemental.

"Il ne s'agit pas de faire de la France une espèce de réserve où les seuls élus responsables sont ceux qui font des squares et des jardins publics (...) Je m'opposerai à tous ceux qui, au nom de la bataille pour l'environnement, une bataille juste, voudraient nous expliquer qu'il ne faut pas de développement", a-t-il ajouté lors d'un déplacement pour le lancement de la phase de "dialogue compétitif" pour la construction du canal à grand gabarit Seine-Nord Europe, un projet de 4,2 milliards d'euros monté en partenariat public-privé.

Long de 106 km, cet ouvrage, dont la construction a été décidée dans le cadre du Grenelle de l'environnement, reliera le bassin de la Seine et le réseau fluvial de l'Europe du Nord.