Primaire de la gauche : les militants du Mans, entre fidélité et désarroi

À quelques jours du scrutin final, dans quel état d'esprit sont les militants et les sympathisants de gauche ? Reportage au Mans, une ville qui avait voté pour François Hollande à 60% en 2012.

À trois jours de la primaire socialiste, dans les rues du Mans (Sarthe), pas une affiche, pas un tract, pas même un militant. Sur ce marché, difficile de parler des socialistes sans provoquer de l'agacement ou de la colère. Le désamour, la déception, ont même gagné ce jeune socialiste. Marceau Perdereau a vingt ans, et depuis huit jours, il marche pour Emmanuel Macron. "Je m'engage pour Emmanuel Macron, et je vais clairement dire à ma famille socialiste qui m'a énormément déçu ces dernières années, par son comportement, qu'aucun des candidats qu'elle me propose aujourd'hui ne me satisfait, et c'est pour ça que je vais voter blanc", explique le jeune homme, ancien président des jeunes socialistes de son département.

"Ce n'est pas le moment de quitter le navire"

À la nuit tombée, alors que la ville du Mans s'assoupit, direction la fédération PS où nous rejoignons une vingtaine de militants fidèles. "Le déplacement de certains militants socialistes vers Macron me désole, n'est pas juste", s'indigne Guy Beauné. Et d'ajouter : "je pense qu'on a un parti qui existe, et que ce n'est pas le moment de quitter le navire.

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Le siège du PS, rue de Solférino à Paris, le 15 décembre 2016.
Le siège du PS, rue de Solférino à Paris, le 15 décembre 2016. (DENIS ALLARD/REA)