Cet article date de plus de neuf ans.

PS : Rebsamen lance la fronde sur le non-cumul des mandats

Le sénateur-maire de Dijon plaide pour une "situation particulière pour les sénateurs", pour qu'ils puissent échapper au non-cumul des mandats, pourtant une promesse du candidat Hollande. Martine Aubry réagit en envoyant une lettre aux députés et sénateurs les invitant à "démissionner au plus tard en septembre".
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 1 min.
 (Reuters)

Vendredi encore, à La Rochelle, Martine Aubry faisait du non-cumul des mandats un des élements forts de la rénovation du Parti socialiste. Mais au sein même du parti, l'idée suscite de fortes reticences.

Dernière en date : François Rebsamen, sénateur-maire de Dijon, proche de François Hollande, plaide pour une "situation particulière faite pour le Sénat ". Arguant que les sénateurs ne sont "pas élus par l'ensemble des Français comme les députés ", il réclame que "les sénateurs, qui représentent les collectivités locales, puissent garder leur mandat local ".

Le rappel à l'ordre de Martine Aubry 

Dans la foulée, Martine Aubry, première secrétaire du PS, a appelé à nouveau chaque parlementaire socialiste à "démissionner au plus tard en septembre de son mandat exécutif local ", dans une lettre envoyée mardi aux députés et sénateurs et présentée mardi soir en Bureau national du PS.

"Le Bureau national a souhaité inviter chaque parlementaire concerné à respecter l'engagement qu'il a pris lors de son investiture (pour les élections sénatoriales ou législatives) et à démissionner au plus tard en septembre 2012 de son mandat exécutif local (municipal, départemental ou régional) ", indique la lettre.

Elle ajoute que l'adoption d'une loi sur le non cumul des mandats, prévue par François Hollande et annoncée par Jean-Marc Ayrault pour 2014, "ne saurait dispenser les socialistes d'appliquer leur engagement et d'être exemplaires ".

Le député Christian Paul montre l'exemple

Le député de la Nièvre Christian Paul, qui dit défendre ce principe "depuis 15 ans ", a annoncé mardi qu'il démissionnait de ses fonctions de premier vice-président du conseil régional de Bourgogne, en application des règles du parti socialiste. "Nous (socialistes, ndlr) montrons le chemin mais il est très important que cette règle du non-cumul s'étende aux élus de gauche et de droite par la loi ", a-t-il déclaré.

 

 

Prolongez votre lecture autour de ce sujet

tout l'univers Politique

Commentaires

Connectez-vous à votre compte franceinfo pour participer à la conversation.