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Livre blanc de la sécurité : un an de travail, 200 propositions

Ce document de 330 pages, publié lundi, constitue un cadre qui servira à la confection d'une loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure pour 2022.

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France Télévisions
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Le ministre de l'Intérieur, Gérald Darmanin, au palais de l'Elysée à Paris, le 10 novembre 2020. (ARTHUR NICHOLAS ORCHARD / HANS LUCAS / AFP)

Il doit "inspirer l'action du ministre de l'Intérieur pour les prochaines années", selon l'expression de Gérald Darmanin. Après un an de travail, pour arriver à environ 200 propositions, le ministère de l'Intérieur a mis en ligne lundi 16 novembre le Livre blanc de la sécurité intérieure.

Ce document de 330 pages constitue un cadre qui servira à la confection d'une loi d'orientation et de programmation de la sécurité intérieure pour 2022. Compte tenu du calendrier électoral (avec la présidentielle prévue la même année), elle pourrait constituer le coeur du programme sécurité du président Emmanuel Macron dans la perspective d'un second mandat.

Les propositions contenues dans le document sont variées. Elles vont de la création d'un préfet délégué à l'immigration auprès du préfet de police de Paris à une nouvelle répartition territoriale entre police et gendarmerie, en passant par un encadrement des sociétés privées de sécurité ou le regroupement des structures police et gendarmerie dans le domaine de la lutte contre la cybercriminalité.

Certaines propositions ont déjà vu le jour, tel le schéma national du maintien de l'ordre. D'autres sont en passe de l'être, comme celles relatives aux polices municipales, intégrées dans le texte sur la "sécurité globale" dont l'examen par les députés débute mardi.

La question de la reconnaissance faciale

Le Livre blanc comprend par ailleurs diverses préconisations concernant le recrutement des policiers, leur formation et leur plan de carrière. Il aborde également la question de l'utilisation de la reconnaissance faciale dans l'espace public. Sur ce sujet sensible, les rédacteurs estiment "hautement souhaitable d'expérimenter" cette technologie afin de la "maîtriser techniquement, opérationnellement et juridiquement (...) à des fins de protection des Français". L'essai devrait se faire "en temps réel", "être borné dans le temps" et "ouvert au regard transparent d'une instance extérieure indépendante".

Une série d'amendements visant à interdire la reconnaissance faciale dans le cadre de la proposition de loi sur la "sécurité globale" ont été rejetés en commission parlementaire. La rapporteure du texte, Alice Thourot (LREM), a expliqué que cette question était "assez lourde et devrait faire l'objet d'un texte spécifique et d'une étude préalable approfondie"

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