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Pour plusieurs membres UMP, Dominique de Villepin devrait renoncer à sa candidature

Crainte d’un "21 avril à l’envers", "candidature de posture". A droite, les réactions à l’annonce surprise de la candidature de Dominique de Villepin à l’élection présidentielle de 2012 sont mitigées. Certains l'invitent même à renoncer.
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Christian Jacob (UMP) (BERTRAND LANGLOIS / AFP)

Crainte d'un "21 avril à l'envers", "candidature de posture". A droite, les réactions à l'annonce surprise de la candidature de Dominique de Villepin à l'élection présidentielle de 2012 sont mitigées. Certains l'invitent même à renoncer.

On le disait seul. L'annonce surprise de la candidature de Dominique de Villepin à l'élection présidentielle de 2012 dimanche a suscité des réactions mitigées à droite. Plusieurs membres UMP, dont le président du groupe UMP à l'Assemblée nationale, Christian Jacob, ont appelé l'ancien premier ministre à remettre en cause sa candidature.

Invité aux "4V" de France 2 lundi matin, M. Jacob a appelé au "rassemblement" pour faire gagner la droite. "L'essentiel est d'être uni, a-t-il souligné. Le seul candidat qui peut faire gagner la droite est Nicolas Sarkozy. Soyons rassemblé derrière le président".

Christian Jacob, aux "4 vérités" 12 décembre 2011

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Une "candidature de posture" ?

De son côté, Nadine Morano, ministre de l'Apprentissage et responsable UMP en charge des élections a encouragé dimanche soir Dominique de Villepin à renoncer à sa "candidature de posture", qui, selon la députée UMP Valérie Rosso-Debord, pourrait contribuer à "un 21 avril à l'envers".

"Dans cette période de crise grave, se lancer dans une candidature solitaire est dangereux", a déclaré Mme Morano sur BFMTV.

"Dominique de Villepin est un homme seul, sans moyens financiers, sans mouvement politique... L'intérêt général de la France, c'est de faire bloc autour du président de la République", a ajouté cette proche de Nicolas Sarkozy.

"Dominique de Villepin a eu la mauvaise idée de la dissolution de 1997. Je voudrais qu'il ne commette pas l'erreur de la division en 2012", a-t-elle ajouté. "Je souhaite qu'il prenne encore le temps de la réflexion et qu'il rallie Nicolas Sarkozy", a ajouté Nadine Morano, parlant d'une "candidature de posture".

Elle a invité M. Villepin à se présenter aux élections législatives, considérant que l'ex-Premier ministre était "dans la majorité présidentielle" et appartenait à la "famille politique de l'UMP".

"Villepin candidat à la présidentielle ! A quoi ça sert ?"

Pour sa part, Valérie Rosso-Debord, députée de Meurthe-et-Moselle et déléguée générale adjointe de l'UMP, "regrette" dans un communiqué la décision de Dominique de Villepin.

"Seule l'union la plus large des forces, des idées et des convictions de la droite et du centre permettront d'être en position de l'emporter lors de la campagne de 2012. Le risque d'un 21 avril à l'envers est réel et nous appelons toute notre famille politique à se rassembler et à se mobiliser face à la gauche et au FN", écrit la députée.

"Cette campagne sera inédite par l'ampleur de la crise que nous affrontons, le président de la République aujourd'hui est le seul à pouvoir garantir aux Français de protéger leurs intérêts loin des fausses promesses de la gauche', conclut-elle.La réaction du secrétaire d'Etat UMP au Logement, Benoist Apparu a été moins diplomate dimanche sur .

"Villepin candidat à la présidentielle ! A quoi ça sert ? Surprenante posture du sauveur !"

Le député UMP Lionel Tardy s'est pour sa part interrogé sur la capacité du candidat, qui compte peu de soutiens et de relais politiques, à réunir les 500 parrainages nécessaires et à mettre en place un budget de campagne.

Avant même la déclaration de candidature de Dominique de Villepin, Xavier Bertrand l'avait appelé à rejoindre le camp la majorité présidentielle : "Que Dominique de Villepin nous rejoigne le plus tôt possible parce que nous sommes dans un moment difficile. (...) Dans ce moment précis, on a besoin de tous les talents, de toutes les énergies", a déclaré le ministre du Travail sur Radio France.

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