Pour Marine Le Pen, le mandat de Nicolas Sarkozy est celui de la "destruction"

Dans un entretien à Francesoir.fr jeudi 29 mars, la candidate du Front national Marine Le Pen a affirmé qu'elle avait "plus de considération pour Jacques Chirac que pour Nicolas Sarkozy". Sans pour autant fermer la porte à "union des droites".

Marine Le Pen en conférence de presse le 27 mars
Marine Le Pen en conférence de presse le 27 mars (AFP PHOTO KENZO TRIBOUILLARD)

Dans un entretien à Francesoir.fr jeudi 29 mars, la candidate du Front national Marine Le Pen a affirmé qu'elle avait "plus de considération pour Jacques Chirac que pour Nicolas Sarkozy". Sans pour autant fermer la porte à "union des droites".

Marine Le Pen a affirmé dans un entretien à Francesoir.fr qu'elle avait "plus de considération pour Jacques Chirac que pour Nicolas Sarkozy", car le premier a "fait deux mandats d'inertie" contre "un mandat de destruction" pour le second.

"J'ai plus de considération pour Jacques Chirac que pour Nicolas Sarkozy. Jacques Chirac a fait deux mandats d'inertie, alors que Nicolas Sarkozy a fait un mandat de destruction", a expliqué la candidate du FN.

Pour son père, Jean-Marie Le Pen, c'est tout l'inverse. En décembre 2011, il avait qualifié Jean-Marie Le Pen de "délinquant".

En accord avec la droite ?

Celle-ci a affirmé par ailleurs que l'hypothèse de sa présence au second tour de l'élection présidentielle est "tout à fait crédible".

"Je crois qu'il y aura une très bonne surprise. Jamais, dans notre histoire, nous n'avons été aussi haut dans les sondages lors d'une présidentielle. Je dis bien, jamais. Nous sommes entre 16 et 17 % : je parle ici des instituts sérieux. Or, tous les sondeurs disent qu'ils ont les plus grandes difficultés à mesurer ma candidature", a estimé Mme Le Pen.

Interrogée pour savoir à quelles conditions elle pourrait faire partie d'un "gouvernement d'union des droites", la leader frontiste a semblé ouvrir une porte en répondant : "à condition que la droite tourne définitivement le dos à l'ultra-libéralisme et au hold-up extraordinaire que les marchés financiers effectuent sur le peuple Français depuis 40 ans". Pour elle, cela signifie "un retour sur la loi de 1973 qui a accordé un monopole aux marchés financiers".