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Pour Bernadette Chirac, François Hollande n'a pas "le gabarit d'un président de la République"

Vendredi 23 mars, François Hollande a présidé la dernière séance du conseil général de Corrèze avant l'élection présidentielle. Sous les yeux de Bernadette Chirac, également élue du département.
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François Hollande et Bernadette Chirac au conseil général de Corrèze (PATRICK KOVARIK / AFP)

Vendredi 23 mars, François Hollande a présidé la dernière séance du conseil général de Corrèze avant l'élection présidentielle. Sous les yeux de Bernadette Chirac, également élue du département.

François Hollande en habits présidentiels. Ceux du président du conseil général de Corrèze. Il a ouvert la séance par une minute de silence en hommage aux sept personnes assassinées à Toulouse et Montauban.

"Nous leur devons à la fois un hommage, une pensée et une solidarité", a-t-il déclaré.

De la Corrèze à l'Elysée

Cette séance consacrée au budget est la dernière avant l'élection présidentielle. S'il est élu à l'Elysée, le candidat socialiste ne présidera plus le département. Il en est à sa tête depuis 2008.

"Voilà ce que je voulais dire pour cette dernière séance avant une échéance importante. Je ne sais pas ce qu'elle me réservera", a lancé M. Hollande, sous l'oeil des caméras et des journalistes beaucoup plus nombreux qu'à l'habitude.

Et en Corrèze dans un cadre moins solennel, le candidat socialiste retrouve son humour. La perche est facile mais il la saisit sans retenue.

"J'ai compris que certains voulaient me garder comme président du Conseil général - je les en remercie, cela prouve l'attachement qu'ils me portent - d'autres n'ont rien dit et voudraient que j'accède à d'autres responsabilités", plaisante-t-il.

Les "amabilités" de Bernadette

Parmi les élus du département, se trouve également Bernadette Chirac. Selon la rumeur, elle serait la seule de sa famille à vouloir voter pour Nicolas Sarkozy. Elle était présente au meeting de Villepinte. Elle n'a pas manqué l'occasion de continuer le combat politique.

"François Hollande est un homme courtois, très courtois, mais ce n'est pas le gabarit d'un président de la République", glisse-t-elle à son arrivée. En revanche, elle ne souhaite pas rentrer dans une polémique sur l'attitude de M.Hollande à propos des évènements de Toulouse et de Montauban comme n'hésite pas à le faire l'UMP.

"Tout le monde a été dans l'affliction, la révolte. Lui comme les autres", déclare l'ancienne première dame.

Au revoir ?

M. Hollande termine son propos par une promesse.

"Je ferai en sorte, quoi qu'il arrive, d'être présent pour le département et fidèle à la Corrèze. Il y a plusieurs façons de servir son territoire, soit en exercant des responsabilités en son nom, soit en briguant d'autres au plus haut niveau de l'Etat", a pousuivi le candidat à l'Elysée.

Nicolas Sarkozy en 2007 au moment de son élection était président du conseil général des Hauts-de-Seine. M. Hollande pourra y voir un signe d'encouragement.

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