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Pierre Moscovici s'est aussi fait offrir des costumes de luxe

Interrogé, le commissaire européen a assuré que ces cadeaux n'avaient pas eu de contreparties.

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France Télévisions
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Le commissaire européen Pierre Moscovici, le 22 février 2017 à Bruxelles (Belgique). (ALEXANDROS MICHAILIDIS / SOOC / AFP)

Le commissaire européen français Pierre Moscovici s'est fait offrir des costumes de luxe par un ami chez le même tailleur parisien qui habille François Fillon, selon Le Canard enchaîné à paraître mercredi. L'intéressé a évoqué une affaire qui ne "l'embarrasse pas".

Selon l'hebdomadaire satirique, les faits sont antérieurs à 2012, à une époque où les parlementaires n'avaient pas à déclarer de tels dons aux autorités.

C'est chez ce même tailleur de luxe du VIIe arrondissement que l'avocat franco-libanais Robert Bourgi a récemment offert deux costumes à François Fillon, des faits qui ont conduit le Parquet national financier à accorder un réquisitoire supplétif contre X pour "trafic d'influence" dans l'enquête sur les emplois présumés fictifs dont aurait bénéficié la famille du candidat de la droite et du centre à la présidentielle.

"Pas de relation d'intérêt entre nous"

Interrogé au sujet de l'article du Canard enchaîné lors d'un point de presse avec le candidat socialiste à l'élection présidentielle, Benoît Hamon, à la Commission européenne, à Bruxelles, Pierre Moscovici a affirmé de ne pas être gêné par ces informations.

Ce n'est pas tout à fait le lieu pour parler de cette affaire, mais je ne suis pas du tout embarrassé par cela, dès lors que ce sont de vrais cadeaux par de vrais amis, dans un vrai cadre privé.

Pierre Moscovici

à la presse

A la question de savoir si ces dons étaient sans contrepartie, il a répondu : "Cela va de soi".

Dans Le Canard enchaîné, Pierre Moscovici confirme s'être fait offrir des costumes par un "vrai ami", négociant en vins fournisseur de l'Elysée et de Matignon. "En quarante ans d'amitié, leur nombre se compte sur les doigts d'une main. Et surtout, il n'y a pas de relation d'intérêt entre nous", se défend-il.

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