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Paul Vergès au Sénat: "Nous n'avons pas de planète de rechange"

C'est le doyen des sénateurs, Paul Vergès (86 ans, élu de la Réunion), qui a ouvert samedi la séance de l'élection du président du Sénat, avec un discours très axé sur l'écologie et l'outre-mer.
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Paul Vergès (25 septembre 2011) (AFP)

C'est le doyen des sénateurs, Paul Vergès (86 ans, élu de la Réunion), qui a ouvert samedi la séance de l'élection du président du Sénat, avec un discours très axé sur l'écologie et l'outre-mer.

"Aujourd'hui, nous éprouvons le sentiment de vivre un moment exceptionnel dans l'histoire de la Ve république, nous ressentons le coeur battant de la démocratie", a lancé le président du Parti communiste réunionnais devant un hémicycle au complet et des tribunes du public pleines à craquer, avec à gauche une majorité souriante et à droite les mines fermées de la nouvelle opposition.

"La position (géographique) des territoires (d'outremer) les met au coeur du monde. A ce titre, l'outremer doit être au coeur des préoccupations de nos compatriotes continentaux".

"Faire face à l'immédiat sans oublier la vision d'avenir qui s'imposera à nous"
Décrivant les problèmes liés à la croissance démographique, au réchauffement de la planète et à la mondialisation, le président de l'Onerc (Observatoire national sur les effets du réchauffement climatique) a estimé que "tout cela pose un problème fondamental, celui du temps".

"Aurons-nous le temps de faire face sans changer toute notre conception du monde? Nous n'avons pas de planète de rechange."

"Il s'agit de faire face à l'immédiat sans oublier la vision d'avenir qui s'imposera à nous. Jamais les hommes et les femmes politiques n'ont eu devant eux de telles responsabilités"."J'émets le souhait que nous parviendrons tous à remplir la tâche qui nous attends pour aujourd'hui et demain", a-t-il conclu.

Vergès applaudi par tout l'hémicycle
Tout l'hémicycle s'est alors levé pour l'applaudir. "C'est le plus beau discours écologiste dit à une tribune institutionnelle", a réagi les larmes aux yeux Marie-Christine Blandin (EE-LV).

Paul Vergès, qui a annoncé sa démission du Sénat après l'élection du président, a ensuite tiré au sort la lettre par laquelle l'appel nominatif des sénateurs pour le vote devait commencer, tombant sur la lettre W ce qui a provoqué l'hilarité de l'hémicycle. Les sénateurs sont allés ensuite dans la salle des conférences choisir leur bulletin dans un isoloir, avant de revenir dans l'hémicycle pour voter à la tribune à l'appel de leur nom.

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