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Pain au chocolat à 10 centimes, ticket de métro à 4 euros... Quand les politiques vivent dans un autre monde

Invité d'Europe 1, lundi, Jean-François Copé a évalué le prix d'un pain au chocolat à "10 ou 15 centimes". Mais ce n'est pas le premier politique à buter sur des questions de la vie quotidienne.

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Jean-François Copé, le 14 septembre 2016 à Quimper (Finistère).  (FRED TANNEAU / AFP)

Ce sont les questions pièges préférées des journalistes lorsqu'ils sont face à des hommes et femmes politiques : le prix des objets du quotidien ou les précisions évidentes sur leur domaine d'intervention. Lundi 24 octobre, c'est Jean-François Copé qui s'est pris les pieds dans le tapis. L'occasion pour franceinfo de revenir sur quelques précédents. 

Copé et son pain au chocolat à 10 centimes 

Jean-François Copé et le pain au chocolat, un amour contrarié. Interrogé sur le prix de cette viennoiserie, lundi 24 octobre, le candidat à la primaire à droite répond, hésitant : "Je n'en ai aucune idée (…). Ça doit être aux alentours de 10 ou 15 centimes." En réalité, le prix est d'environ 1 euro. "Je suis loin du compte", reconnaît immédiatement le député-maire de Meaux (Seine-et-Marne). Et de se justifier : "Je ne vais pas en acheter très souvent, c'est un peu calorique."


En 2012, Jean-François Copé avait créé la polémique en déclarant qu'il y avait, dans certains quartiers, "des pères ou mères de famille rentrant du travail le soir, apprenant que leur fils s'est fait arracher son pain au chocolat à la sortie du collège par des voyous qui lui expliquent qu'on ne mange pas pendant le ramadan."

NKM et le ticket de métro à 4 euros

C'est l'erreur bête quand on est ministre de l'Ecologie et des Transports. En février 2012, Nathalie Kosciusko-Morizet, alors porte-parole de Nicolas Sarkozy, évalue le prix du ticket de métro à 4 euros. Bien loin des 1,70 euro qu'il coûte à l'époque. Pour sa défense, la ministre indique, dans son "mea culpa", qu'elle bénéficie du "métro gratuit", de par ses fonctions.

Et la candidate à la primaire à droite n'a pas appris de son erreur : en 2015, elle avoue ne toujours pas connaître le prix d'un ticket. 

Myriam El Khomri et le renouvellement des CDD

Là aussi, c'est dommage quand on est ministre du Travail : ne pas savoir combien de fois un contrat à durée déterminée peut être renouvelé. Sur le plateau de BFMTV, en novembre 2015, Jean-Jacques Bourdin interroge la nouvelle ministre du Travail sur cette question. Myriam El Khomri, fébrile, répond : "trois fois", puis "plusieurs fois", alors qu'il n'est possible de renouveler ce type de contrat que deux fois. 

Estrosi et le prix du timbre-poste

"Quel est le prix d'un timbre standard ?" En novembre 2009, Christian Estrosi, alors ministre de l'Industrie, répond à côté à cette question, à quelques centimes près : "52 centimes", au lieu de 56 centimes, la bonne réponse. (Pour rappel, il est aujourd'hui de 80 centimes au tarif prioritaire.) Il s'en explique sur Twitter peu après. 

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