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Nucléaire : Jean-Marc Ayrault recadre Arnaud Montebourg

Le ministre du Redressement productif persiste et signe. Arnaud Montebourg a déclenché une bronca dans les rangs des écologistes, après avoir déclaré dimanche soir que le nucléaire était "une filière d'avenir". Lundi, il a ajouté que ses propos ne sont pas "de la provocation". Le Premier ministre l'a rappelé à l'ordre.
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 2 min.
 (Stephane Mahe Reuters)

Après le débat récemment entamé sur le gaz de schiste, le
torchon brûle, à nouveau, entre le ministre du Redressement productif et les
écologistes. Après avoir lancé dimanche soir sur l'antenne de BFM TV que le
nucléaire était "une filière d'avenir", Arnaud Montebourg a provoqué une véritable
réaction en chaîne
, et la réponse quasi immédiate d'Europe
Ecologie-Les Verts sur la question. Ce lundi, la polémique ne cesse d'enfler, avec
de nouvelles déclarations : Noël Mamère y voit "une entorse très
sérieuse
" aux accords que les Verts ont passés avec le Parti socialiste,
et appelle à un démenti de François Hollande et de son Premier ministre. De son
côté François de Rugy, autre député EELV estime qu'Arnaud Montebourg avait le
droit "d'exprimer une opinion personnelle" , tout en
affirmant s'en tenir à la parole de François Hollande.

 

"L'essentiel, ce sont les actes"

Ce lundi, lors d'un déplacement à Beaune, Arnaud Montebourg
a tenu à réaffirmer sa ligne :  "Mes
propos ne sont pas une provocation, ils sont dans la droite ligne de 
ce qu'a été le discours de campagne de François Hollande ",
a-t-il affirmé. 

"Mes paroles sont des paroles de bon sens. Entre
les emplois directs et 
indirects ce sont plus de 500.000 personnes qui
travaillent pour le nucléaire 
en France ", (Arnaud Montebourg, qui revenait lundi sur la question du nucléaire)

Si l'ONG Greenpeace, ou l'opposition ( par la
voix de Christian Estrosi) estiment que la question ne fait que souligner une cacophonie
relative du gouvernement, les membres écologistes de Matignon veillent, eux, à
afficher une unité sans faille sur ce dossier. La ministre du Logement Cécile
Duflot, par exemple, a estimé que, concernant le nucléaire, "l'essentiel, ce sont
les actes
", et que l'accord passé entre les Verts et le gouvernement de François
Hollande (faire chuter la production nucléaire française de 75 à 50% avant 2025)
était toujours d'actualité. Pour l'ancienne secrétaire du parti EELV, "voilà
ce qu'est la feuille de route et de travail du gouvernement
".

"Cet accord sera tenu. Les engagements du président de
la République valent pour tout le monde" (Cécile Duflot)

Le rappel à l'ordre de Jean-Marc Ayrault

Invité sur France 2, le
Premier ministre a démenti tout changement de cap : "J'ai parlé avec
Arnaud Montebourg et la position du gouvernement, elle est très claire : ce
sont les engagements que le président de la République a pris devant les
Français, c'est le mix énergétique."

Jean-Marc Ayrault a
rappelé qu'il s'agissait de faire passer d'ici 2025 la part de l'électricité
produite par le nucléaire "de 75% à 50%" en développant les économies
d'énergie et les énergies renouvelables. Prié de dire s'il avait recadré Arnaud
Montebourg, le Premier ministre a répondu : "Je lui ai rappelé la position
du gouvernement, il en a parfaitement convenu".

 

 

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