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Nouvelle audition, comme témoin, de Dominique de Villepin dans l'affaire Karachi

Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle, a de nouveau témoigné, lundi 9 janvier, dans le volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi (2002). L'occasion pour lui, "de pouvoir contribuer à la vérité", avait-il déclaré jeudi.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Dominique de Villepin, le 13 décembre 2011, au "Grand journal" de Canal+. (MIGUEL MEDINA/AFP)

Dominique de Villepin, candidat à la présidentielle, a de nouveau témoigné, lundi 9 janvier, dans le volet financier de l'enquête sur l'attentat de Karachi (2002). L'occasion pour lui, "de pouvoir contribuer à la vérité", avait-il déclaré jeudi.

Lundi, les juges Renaud van Ruymbeke et Roger Le Loire ont auditionné, pour la deuxième fois, l'ancien premier ministre Dominique de Villepin, qui était en 1995, secrétaire général de l'Elysée.

M. de Villepin avait confirmé, jeudi 5 janvier, sur Canal+, son audition comme témoin dans le volet financier de l'attentat de Karachi. Les deux magistrats enquêtent sur un éventuel financement occulte de la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 via le détournement de commissions sur des contrats d'armement avec l'Arabie Saoudite et le Pakistan signés fin 1994.

Lors d'une première audition le 25 novembre 2010, M. de Villepin avait déclaré que Jacques Chirac avait décidé de mettre un terme au versement de commissions en 1996, soupçonnant des rétro-commissions.

Lundi, les juges devaient aussi l'interroger sur l'après 1995, ayant récemment obtenu d'étendre leur enquête à une poursuite de cette corruption éventuelle sous la présidence de Jacques Chirac.

Nicolas Sarkozy aurait été au courant

Selon Libération, daté du lundi 2 janvier, un ex-haut fonctionnaire du ministère de la Défense, Gérard-Philippe Menayas, a confirmé en décembre à la justice que le chef de l'Etat, ministre du Budget en 1994, avait validé la création d'une société luxembourgeoise servant à payer des intermédiaires dans des contrats d'armement.

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, avait dès le lendemain dénoncé, sur France 2, "une opération politique de la part de l'opposition".

Plusieurs voix dans l'opposition se sont élevées pour réclamer que le chef de l'Etat s'explique. L'équipe du candidat PS François Hollande a notamment réclamé la levée du secret Défense sur les documents concernant les contrats d'armement liés à cette affaire.

Nicolas Bazire, ex-directeur de campagne d'Edouard Balladur et proche de Nicolas Sarkozy, et Thierry Gaubert, ancien conseiller de M. Sarkozy, sont déjà mis en examen dans ce dossier. L'intermédiaire dans les deux contrats d'armement, Ziad Takieddine, et l'ancien ministre UMP Renaud Donnedieu de Vabres, conseiller spécial du ministre de la Défense François Léotard à l'époque des faits présumés, sont également mis en examen.

C'est le juge anti-terroriste, Marc Trévidic, qui conduit l'enquête sur l'attentat de Karachi qui a fait 15 morts, dont 11 salariés de la DCN, le 8 mai 2002. Le magistrat s'est orienté, depuis 2009, vers l'hypothèse de représailles pakistanaises à l'arrêt du versement de commissions liées à un contrat d'armement.

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