Notre-Dame-des-Landes évacué après les régionales ?

Le président des sénateurs de droite affirme que Manuel Valls lui a confié qu’il évacuera bientôt les zadistes.

(La contestation contre le futur aéroport de Notre-Dame-des-Landes est un symbole des projets contestés en France © MaxPPP)

Le sénateur en question, c’est Bruno Retailleau, candidat de la droite et du centre aux régionales dans les Pays-de-la-Loire. Il raconte son coup de fil au Premier ministre cet été juste après que le tribunal administratif ait décidé de rejeter les recours contre le futur aéroport : "A propos de l’évacuation du site, il m’a dit : 'Je ne suis pas sûr de le faire avant les régionales. Mais on le fera après'".  

Bruno Retailleau est persuadé que la préfecture de Loire-Atlantique a agi sur instruction du Premier ministre quand elle a annoncé la reprise des travaux à partir de janvier."Sur ce sujet, tout passe par Matignon",  assène le président du groupe Les Républicains au Sénat. Pour lui, "Manuel Valls joue la fermeté". Fermeté qu’on a bien sentie dans son intervention mercredi à l’Assemblée nationale.

Les intentions de Valls ne font aucun doute

Le Premier ministre défend ce projet d’aéroport à Notre-Dame-des-Landes et ses intentions ne font aucun doute. "La France est un État de droit , a-t-il martelé devant les députés, il est inacceptable et inimaginable qu'une minorité d'individus ultra-violents puisse empêcher l'application des décisions de justice et aller contre l'intérêt général."  Ça a l’air de démanger Manuel Valls, cette évacuation.

Ses conseillers affirment qu’elle n’aura pas lieu avant le début des travaux, c’est-à-dire avant janvier prochain, pour des raisons de "procédures et d’agenda". Les compagnies de CRS pourraient donc être envoyées sur la ZAD de Notre-Dame-des-Landes juste après les régionales.

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