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Nominations d'ambassadeurs : Rufin critique le "tout-énarque" de Fabius

C'est le traditionnel rendez-vous de rentrée de la diplomatie française. La semaine des Ambassadeurs débute ce lundi après-midi à Paris. Jean-Christophe Ruffin, écrivain, membre de l'Académie Française, ancien ambassadeur, a par le passé participé à cette grande conférence annuelle.
Article rédigé par franceinfo
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  (Jean-Christophe Rufin, écrivain, membre de l'Académie française et ancien ambassadeur du Sénégal et de Gambie © REUTERS /Normand Blouin)

La semaine des ambassadeurs est le rendez-vous traditionnel de rentrée de la diplomatie française. Parmi les thèmes majeurs abordés, l'environnement, à cent jours de l’ouverture à Paris de la conférence de l’ONU sur le climat. Pour Jean-Christophe Rufin, écrivain, membre de l’Académie française et ancien ambassadeur, cette semaine "sert surtout à remotiver les troupes parce que les ambassadeurs sont loin, et leurs relations avec le Quai d’Orsay et plus encore avec les ministres sont assez relâchées. "

Des ambassadeurs tout ENA

"Aujourd’hui, il n’y a plus du tout d’ambassadeurs venus de l’extérieur puisque Laurent Fabius a fait du tout énarque le slogan de ses nominations, donc maintenant il n’y a plus d’ouverture ," regrette Jean-Christophe Rufin. Ce monopole du tout énarque ne plaît pas à Jean-Christophe Rufin qui estime qu'il est "très bien pour un corps de l’Etat d’être ouvert. C’est une tradition qui avait été très illustrée par François Mitterrand, en même temps on peut comprendre qu’il y a une démographie des ambassadeurs qui est très défavorable. "

Les places d'ambassadeurs sont chères car il y a de nombreux candidats. "Il y a beaucoup de monde sur l’étagère qui attend des postes et il y en a peu, donc ils mènent une compétition féroce. En même temps, ils se connaissent et ils savent que les cartes se rebattent. "

Jean-Christophe Ruffin regrette le profil des ambassadeurs nommés par Fabius, à savoir la fin de l’ouverture, au micro de Célyne Baÿt-Darcourt.
 

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