Hongrie : Nicolas Sarkozy prend la défense de son "ami" Viktor Orban

La droite européenne se divise depuis des mois sur le cas de Viktor Orban, ses campagnes anti-Bruxelles et certains aspects de sa politique jugés attentatoires aux libertés publiques.

Nicolas Sarkozy et Viktor Orban à Madrid, le 22 octobre 2015. (photo d\'illustration) 
Nicolas Sarkozy et Viktor Orban à Madrid, le 22 octobre 2015. (photo d'illustration)  (GERARD JULIEN / AFP)

Nicolas Sarkozy a pris à Budapest la défense de son "ami" Viktor Orban, samedi 23 mars, et plaidé pour le "rassemblement" et le "compromis" au sein de l'Union européenne, alors que le Fidesz, parti du Premier ministre hongrois, a été suspendu mercredi par le Parti populaire européen (PPE). "La Hongrie, c'est le pays de mon père. (...) Et la Hongrie, c'est un grand pays démocratique", a déclaré Nicolas Sarkozy lors d'un colloque sur les migrations, en présence de Viktor Orban.

"Et moi Viktor, quelqu'un qui est capable de gagner les élections trois fois de suite, dans une époque aussi instable et difficile, pour moi ça force le respect. Tu as fait ce que je n'ai pas été capable de faire. C'est peut-être ça qu'on te reproche, d'avoir gagné. Mais moi j'aime bien avoir des amis qui gagnent. Je ne veux pas avoir que des amis qui perdent", a-t-il ajouté, selon un enregistrement de son intervention transmis à l'AFP par son entourage.

Appel au "rassemblement" à deux mois des européennes

La droite européenne se divise sur le cas de Viktor Orban, ses campagnes anti-Bruxelles et certains aspects de sa politique jugés attentatoires aux libertés publiques. Mercredi, le PPE a suspendu le Fidesz pour une durée indéterminée.

A deux mois des élections européennes, Nicolas Sarkozy a évoqué lors de ce colloque trois priorités, à commencer par "un gigantesque plan de développement de l'Afrique". Car "la crise migratoire n'a pas commencé, nous n'avons rien vu", estime-t-il. Il plaide ensuite pour une harmonisation européenne des "allocations applicables aux étrangers". Et troisièmement, pour "un gouvernement politique pour gérer la politique d'immigration européenne", "constitué des ministres de l'Intérieur qui éliront en leur sein un président".