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Nicolas Sarkozy s'exprimera ce soir en direct à la télévision 48 heures après le remaniement du gouvernement

Il devrait notamment détailler la feuille de route de la nouvelle équipe sur laquelle figurent des sujets comme la dépendance des personnes âgées, la suppression possible du bouclier fiscal, l'emploi, la sécurité (voir plus loin).Il s'expliquera aussi sur ses choix de prolonger le bail du Premier ministre François Fillon.
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Le président de la République, Nicolas Sarkozy, lors de la cérémonie du 11 novembre 2010 (AFP - MIGUEL MEDINA)

Il devrait notamment détailler la feuille de route de la nouvelle équipe sur laquelle figurent des sujets comme la dépendance des personnes âgées, la suppression possible du bouclier fiscal, l'emploi, la sécurité (voir plus loin).

Il s'expliquera aussi sur ses choix de prolonger le bail du Premier ministre François Fillon.

Il répondra "aux questions de journalistes de TF1, de France 2 et de Canal+", a indiqué son conseiller en communication, Frank Louvrier. Le chef de l'Etat devrait aussi évoquer les priorités de la présidence française du G20, qui a débuté la semaine dernière à l'issue du sommet de Séoul.

Cette intervention, la première de Nicolas Sarkozy depuis sa prestation sur France 2 en juillet, devrait débuter à 20h15 et durer "une bonne heure et demie", a-t-on par ailleurs indiqué dans son entourage.

Son premier ministre, François Fillon, fera son discours de politique générale le 24 novembre à 15 h à l'Assemblée nationale. Selon Matignon, il devrait engager la responsabilité de son gouvernement.

Il s'agira d'une simple formalité dans la mesure où le groupe UMP dispose à lui seul de la majorité à l'Assemblée. Les députés UMP seront d'ailleurs reçus à déjeûner à l'Elysée ce mercredi par Nicolas Sarkozy.

Le dossier fiscal
"Nous avons à retravailler toutes les questions fiscales, en particulier dans une perspective de convergence avec l'Allemagne", a dit Christine Lagarde. Priée de dire si elle était favorable à la suppression de l'ISF (impôt de solidarité sur la fortune), elle n'a pas répondu directement, déclarant : "je suis favorable à un régime fiscal qui soit de nature à encourager la localisation sur le territoire français, l'investissement et qui ne pèse pas lourdement sur le travail".

Selon Les Echos, il serait question d'aménager l'ISF. De leur côté, une centaine de députés UMP ont demandé la suppression simultanée du bouclier fiscal et de l'impôt sur la fortune.

L'emploi
Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a déclaré qu'il s'était entretenu dimanche soir au téléphone avec les responsables syndicaux.

Les seniors et les jeunes sont particulièrement touchés par le chômage, enjeu politique essentiel avant la présidentielle de 2012. "L'emploi est le sujet par excellence sur lequel peut espérer miser le gouvernement pour tenter de rétablir les relations avec les syndicats après les retraites", observe Les Echos.

Parmi ses priorités, Xavier Bertrand a également évoqué la réforme de l'hôpital.

La dépendance
L'amélioration de la prise en charge de la dépendance des personnes âgées, confiée à Roselyne Bachelot, fera l'objet d'une loi en 2011. En raison des difficultés des finances publiques, "la gauche et certaines associations redoutent que l'essentiel de l'effort soit déporté vers les assurances privées", note Les Echos.

La Justice
Le projet de loi de réforme de la garde à vue doit être débattu prochainement à l'Assemblée. A la suite d'un arrêt de la Cour de cassation, le gouvernement doit amender son texte pour prévoir la présence de l'avocat, non seulement durant les gardes à vue de droit commun, mais également dans celles liées à des affaires de terrorisme, de stupéfiants et de crime organisé. Le projet de réforme de la procédure pénale, qui prévoit la suppression controversée du juge d'instruction, a, lui, peu de chances d'être débattu d'ici la fin de la législature.

La sécurité
Selon Les Echos, "le nouveau gouvernement devrait surtout pousser à la création de jurys populaires dans les tribunaux correctionnels pour les crimes les plus graves".

Dans le même temps, il devra mettre en place une réforme de la garde à vue exigée par le Conseil constitutionnel et la Cour de cassation. Réfiorme qui va se traduire par une présence plus importance des avocats dans les commissariats.

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