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Nicolas Sarkozy : "jamais une élection n'aura été aussi indécise"

"Jamais une élection n'aura été aussi indécise", a estimé jeudi 3 mai Nicolas Sarkozy au lendemain de son débat avec François Hollande. Selon lui, le résultat du second tour "se jouera dans un mouchoir de poche".
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Nicolas Sarkozy (3 mai 2012) (- / FRANCE 2 / AFP)

"Jamais une élection n'aura été aussi indécise", a estimé jeudi 3 mai Nicolas Sarkozy au lendemain de son débat avec François Hollande. Selon lui, le résultat du second tour "se jouera dans un mouchoir de poche".

Nicolas Sarkozy a affirmé jeudi, au lendemain de son débat avec François Hollande, que "jamais une élection n'aura été aussi indécise", et que le résultat du second tour "se jouera dans un mouchoir de poche".

"Le débat a été assez républicain", a-t-il déclaré sur RTL, ajoutant: "je pense qu'il y aura un vote très important pour le second tour" de l'élection présidentielle, dimanche.

Se félicitant de "l'audience très importante" pour le débat de mercredi soir, M. Sarkozy a affirmé: "bien fou celui qui peut dire qu'un débat qui se déroule devant peut-être plus de 20 millions de télespectateurs n'a aucune importance".

"Dans un mouchoir de poche"

"Jamais, je pense, une élection n'aura été aussi indécise", a-t-il également affirmé. "J'ai toujours pensé que ça se jouerait dans un mouchoir de poche", a-t-il ajouté. "Je pense qu'on peut gagner. Je pense qu'on va gagner", a toutefois ajouté M. Sarkozy, "mais si les Français en décidaient autrement, à ce moment, ça signifierait une autre vie".

Le président-candidat a également confié avoir eu du "plaisir" à débattre avec M. Hollande. Ce débat a été "respectueux" et "n'a pas abaissé la vie politique. Nous ne nous sommes pas fait de concessions excessives", a-t-il dit, regrettant toutefois que n'aient pas été abordées les questions comme celles de la santé, le logement, la politique internationale ou la culture.

Le sujet le plus difficile : les impôts

Selon lui, cela justifierait qu'il puisse y avoir "deux ou trois débats", comme il l'avait proposé mais dont "M. Hollande n'a pas voulu", a-t-il de nouveau regretté. Il a également regretté que M. Hollande n'ait "pas dit une mesure d'économie" qu'il prendrait pour réduire les déficits. Interrogé sur le sujet qui avait été le plus difficile pour lui, M. Sarkozy a expliqué que cela avait été celui des "prélèvements obligatoires".

"Il faut que je me défende sur deux plans: ne pas avoir fait de cadeaux aux riches" et "dans le même temps, je devais également me justifier de ne pas avoir baissé les impôts. Je n'ai pas baissé les impôts parce qu'il y avait une crise, des déficits et que je ne veux pas que la France soit dans la situation de l'Espagne", a-t-il
dit.

"Ce n'est pas moi qui l'ai appelé Flanby"

Nicolas Sarkozy a également qualifié François Hollande d'"homme habile mais qui a du mal à assumer une position et à s'y tenir. Je le connais très bien, je sais très bien qu'il a beaucoup d'agressivité en lui, qu'il est socialiste, qu'il a la certitude que la légitimité, c'est la gauche et toute personne qui n'est pas à gauche est suspecte. Ce n'est pas moi qui l'ai appelé Flanby, c'est son camarade Laurent Fabius", a-t-il ajouté.

"C'est un professionnel de la politique, je ne pensais pas qu'il était juste gentil et sympathique", a-t-il également affirmé, à propos de son rival socialiste.

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