Nicolas Sarkozy et Dominique de Villepin ont pris lundi matin leur petit-déjeuner ensemble à l'Elysée

Déposé à 8h30 pile au pied du perron de l'Elysée, l'ancien Premier ministre en est ressorti en voiture vers 9h45 sans déclaration.Ce second entretien en moins de 2 semaines a été sollicité par le chef de l'Etat afin de "discuter un certain nombre de sujets importants pour l'avenir de l'Europe et de la France", avait assuré dimanche M. de Villepin.

Dominique de Villepin quittant l\'Elysée le 24 février 2011
Dominique de Villepin quittant l'Elysée le 24 février 2011 (AFP/PATRICK KOVARIK)

Déposé à 8h30 pile au pied du perron de l'Elysée, l'ancien Premier ministre en est ressorti en voiture vers 9h45 sans déclaration.

Ce second entretien en moins de 2 semaines a été sollicité par le chef de l'Etat afin de "discuter un certain nombre de sujets importants pour l'avenir de l'Europe et de la France", avait assuré dimanche M. de Villepin.

Selon le fondateur du mouvement République solidaire, le rendez-vous devait d'abord porter sur le sommet extraordinaire qui doit réunir à la fin de la semaine les chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union européenne (UE) pour faire le point sur la situation en Libye.

La politique intérieure abordée
Dominique de Villepin a indiqué qu'il comptait en profiter pour évoquer avec Nicolas Sarkozy les questions de politique intérieure, et notamment le débat controversé sur la laïcité et l'islam lancé par l'UMP auquel il s'oppose.

A droite, la crainte d'un "21 avril" à l'envers
Cet entretien intervient deux jours après la publication d'un en tête des intentions de vote au premier tour de la présidentielle de 2012, devant Nicolas Sarkozy et la patronne du PS Martine Aubry. Un sondage qui fait craindre un "21 avril" (en 2002, Lionel Jospin avait été éliminé et Jean-Marie Le Pen qualifié pour le second tour) ou un "21 avril à l'envers" (avec élimination, cette fois, du principal candidat de droite).

Le sondage donne des arguments à ceux qui craignent un excès de candidatures dans un même camp, Dominique de Villepin étant susceptible, s'il se présente en 2012, d'affaiblir Nicolas Sarkozy au premier tour.

Des années de brouille
MM. Sarkozy et de Villepin se sont revus à l'Elysée le 24 février dernier pour la première fois depuis près de trois ans après des années de brouille et après le procès Clearstream.