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Nicolas Sarkozy a rendu hommage mardi à l'ancien président Georges Pompidou, né il y a cent ans, le 5 juillet 1911

Pour l'occasion, le chef de l'Etat s'est rendu dans la ville natale de son prédécesseur, Montboudif (Cantal), où il a affirmé qu'"après 40 ans de crises", il était temps pour les Français de "reprendre confiance".Maître d'oeuvre de grands chantiers technologiques comme le TGV ou Airbus, Georges Pompidou était un grand amateur d'art contemporain.
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Nicolas Sarkozy (à gauche) devant la sculpture de l'ancien président Pompidou à Montboudif (Cantal), le 5 juillet 2011. (ERIC FEFERBERG - AFP)

Pour l'occasion, le chef de l'Etat s'est rendu dans la ville natale de son prédécesseur, Montboudif (Cantal), où il a affirmé qu'"après 40 ans de crises", il était temps pour les Français de "reprendre confiance".

Maître d'oeuvre de grands chantiers technologiques comme le TGV ou Airbus, Georges Pompidou était un grand amateur d'art contemporain.

Quelque 1.500 personnes, élus, entrepreneurs, militants UMP ou simples villageois du Cantal, avaient fait le déplacement pour cette commémoration à Montboudif, le village où l'ancien président Pompidou est né le 5 juillet 1911.

Selon M. Sarkozy, "ce centième anniversaire de la naissance de Georges Pompidou doit être l'occasion d'un examen de conscience, d'un retour sur nous-mêmes à un moment de notre histoire où ce retour devient absolument nécessaire".

"Evoquer la figure de Georges Pompidou , c'est évoquer la plus pure tradition française mise au service de la plus grande modernité. C'est nous rappeler qu'au fond, la seule mission de la politique aujourd'hui encore, c'est de jeter un pont entre la France d'hier et celle de demain", a-t-il ajouté.

Jean-François Copé, patron de l'UMP, Gérard Larcher, président du Sénat, et des anciens ministres Brice Hortefeux et Alain Marleix, élu du Cantal, étaient présents aux côtés du président Sarkozy qui a demandé : "Qu'avons-nous fait depuis 40 ans de cet héritage ? Serions-nous capables d'opérer à nouveau cette synthèse féconde
entre tradition et modernité, entre initiative privée et Etat entrepreneur ?".

Après le dépôt d'une gerbe devant un buste de l'ancien président Pompidou, au milieu du village, M. Sarkozy a également visité le petit musée dédié à son lointain précécesseur. Premier ministre pendant six ans (de 1962 à 1968, un record), Georges Pompidou devint le 19e président de la République le 20 juin 1969 avant de mourir le 2 avril 1974.

L'héritage de Georges Pompidou est vanté par de nombreux hommes politiques, dont l'actuel candidat à la primaire socialiste pour l'élection présidentielle, .

L'image de Georges Pompidou est associée aux couleurs acidulées du début des années 1970, après Mai 1968 et avant le premier choc pétrolier, aux travaux qu'il entreprit à Paris - du front de Seine aux voies sur berges - et à celle de sa femme Claude, décédée en 2007, qui partageait sa passion pour l'art qui passera par la construction d'un
centre d'art contemporain sur le plateau de Beaubourg, au coeur de la capitale.

La controverse qui accompagna la construction de ce bâtiment de verre, de béton, de barres de fer et de tuyaux entremêlés n'a pas empêché le succès du site inauguré en 1977 et aujourd'hui visité chaque année par 5,5 millions de visiteurs.

Ces derniers pourront découvrir des portraits géants du visage tantôt grave tantôt rieur de Georges Pompidou accompagnés de réflexions culturelles : "L'art est toujours plus ou moins une remise en question des choses" ou "L'art est l'épée de l'archange et il faut qu'elle nous transperce".

Parmi les autres événements du centenaire figurent la sortie d'un livre, "Le grand dessein parisien de Georges Pompidou", et une exposition aux Archives nationales.

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