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Morano et la "race blanche" : Les Républicains se désolidarisent, mais ne sanctionnent pas

"Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères." Des propos de Nadine Morano, samedi soir à la télévision, font polémique. Pour autant, Les Républicains n'envisagent pas de sanctions dans l'immédiat.
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Radio France
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  (Nadine Morano et la "race blanche" : des propos qui suscitent un tollé © MaxPPP)

Un peu gêné aux entournures, peut-être ? Les déclarations de Nadine Morano, samedi soir à la télévision, ne sont pas franchement passées inaperçues. "Nous sommes un pays judéo-chrétien, le général de Gaulle le disait, de race blanche, qui accueille des personnes étrangères. J'ai envie que la France reste la France et je n'ai pas envie que la France devienne musulmane." Un peu plus tard, elle enfonce le clou : "La France est un pays à majorité de race blanche, judéo-chrétien et qui, dans son ouverture universelle, c'est sa grandeur (...) a accueilli des personnes venant d'autres pays."

Tollé généralisé, ou presque : la gauche fait feu de tout bois - "c'est du racisme", s'emporte Julien Dray - tandis que son parti, Les Républicains, se refuse pour l'heure à condamner - et à sanctionner - ces propos. Valérie Pécresse, candidate aux régionales d'Ile-de-France, s'est singularisée, estimant : "C'est un non-sens pour moi de parler de race (...) La France, ce sont des Français qui ont envie de vivre ensemble" . Alain Juppé a lui réagi ce mardi matin.

D'où cette mise au point, un peu gênée aux entournures, de la porte-parole des Républicains, Lydia Guirous : "Les Républicains ne s'associent pas à ce type d'expression. L'expression est malheureuse, mais il n'y a pas de sanction de prévu".

Morano et la "race blanche" : "L'expression est malheureuse, mais il n'y a pas de sanction de prévu", estime Lydia Guirous, porte-parole des Républicains
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Nadine Morano réagit sur Facebook

"Une tempête dans un petit verre de liqueur !", peut-on lire dans un communiqué publié ce lundi en fin d'après-midi sur la page Facebook de Nadine Morano. Elle assume clairement ses propos. "Je ne savais pas que le mot race était interdit d’usage dans la langue Française. [...] Dans quel pays vit-on quand on ne peut plus dire que la France est un pays aux racines judéo-chrétiennes et que sa population est en majorité de couleur blanche. Faut-il avoir honte de ce que nous sommes ?"

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