François Ruffin dit avoir consulté la déontologue de l'Assemblée avant d'employer des salariés de "Fakir" comme assistants parlementaires

Le député de La France insoumise reconnaît faire travailler à l'Assemblée nationale certains salariés de son journal "Fakir". Tout en respectant la loi, assure-t-il vendredi sur sa page Facebook.

Le journaliste et réalisateur François Ruffin participe à la Marche pour la VIe République de la France insoumise le 18 mars 2017 à Paris.
Le journaliste et réalisateur François Ruffin participe à la Marche pour la VIe République de la France insoumise le 18 mars 2017 à Paris. (CITIZENSIDE/SERGE TENANI / AFP)
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Tout est parti d'un tweet publié jeudi 19 octobre, quelques minutes après la mise en ligne des déclarations d'intérêts des députés sur le site de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Un internaute fait remarquer que 4 des 5 collaborateurs de François Ruffin à l'Assemblée nationale sont également employés par son journal Fakir.

"La déontologie d'abord !"

Le député de La France insoumise n'a pas tardé à faire une mise au point. Vendredi 20 octobre, il publie un long texte sur sa page Facebook. Le titre : "La déontologie d'abord !"

Il explique avoir pris contact avec la déontologue de l'Assemblée nationale "dès [s]on élection", "et avant la signature des contrats de travail de [s]es collaborateurs". Cette dernière a rendu son avis il y a quelques jours, le 18 octobre. Et voici ce qu'elle dit : "Les règles déontologiques applicables en la matière n'impliquent pas que les collaborateurs renoncent à leurs activités privées."

François Ruffin va même plus loin dans son opération transparence. Jusqu'à  détailler les rémunérations de ses assistants. "Chacun de mes collabs' perçoit 1 336 € net par l'Assemblée nationale, et 345 € par Fakir." 

C'est mieux que leur boss (qui a commis l'ânerie de se payer au smic...).

François Ruffin

sur sa page Facebook

A la fin de son texte, François Ruffin exige les mêmes efforts de transparence pour le Premier ministre. Le 20 juillet dernier, "Edouard Philippe visitait en catimini le site Sanofi de Vitry, à l'initiative du lobby patronal Le Cercle de l'industrie."

Le député pose donc la question : "Que se sont racontés le chef du gouvernement et le PDG Serge Weinberg ? Le Premier ministre a-t-il évoqué la Dépakine, protesté pour que le labo participe à l'indemnisation des victimes ? On attend de leur part la même transparence, et pour les tweeters la même curiosité."