Assistants parlementaires du MoDem : l'ex-eurodéputé Jean-Luc Bennahmias mis en examen à son tour

Jean-Luc Bennahmias se défend de toutes irrégularités dans l'emploi de ses anciens assistants parlementaires.

Jean-Luc Bennahmias prononce un discours au siège de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), à Puteaux, le 11 janvier 2017.
Jean-Luc Bennahmias prononce un discours au siège de la Confédération des petites et moyennes entreprises (CPME), à Puteaux, le 11 janvier 2017. (ERIC PIERMONT / AFP)

Après François Bayrou, Sylvie Goulard ou Marielle de Sarnez, l'ex-eurodéputé MoDem Jean-Luc Bennahmias a été mis en examen dans l'enquête sur les assistants parlementaires européens du parti centriste. L'ancien vice-président du MoDem, élu au Parlement européen entre 2004 et 2014, a été mis en examen le 12 décembre pour "détournement de fonds publics". Une information confirmée par Jean-Luc Bennahmias, contacté par l'AFP, qui se défend de toutes irrégularités dans l'emploi de ses anciens assistants parlementaires.

"Je maintiens que ces gens ont travaillé pour moi", a-t-il déclaré. "Il s'agissait d'emplois à temps partiels, pour des montants relativement faibles. Il n'y a rien eu d'illégal", a-t-il ajouté. Les enquêteurs cherchent à savoir si le parti centriste de François Bayrou a utilisé des fonds européens, dévolus à l'embauche d'assistants pour les eurodéputés, afin de rémunérer en partie des cadres du mouvement employés à d'autres tâches.

Une enquête initiée en 2017

Près d'une quinzaine de responsables du mouvement ont été mis en examen depuis la mi-novembre dans cette affaire, dont les anciennes eurodéputées Sylvie Goulard et Marielle de Sarnez, l'ancien garde des Sceaux Michel Mercier et le président du MoDem François Bayrou. L'enquête, conduite par les juges Charlotte Bilger, Bénédicte de Perthuis et Patricia Simon, avait été initiée en juin 2017 par le parquet de Paris, après une dénonciation d'une élue du Front national, lui-même visé par une procédure judiciaire similaire.