Affaires des emplois fictifs du MoDem : Sylvie Goulard a remboursé 45 000 euros au Parlement européen

Le remboursement a eu lieu avant que la désignation de Sylvie Goulard par Emmanuel Macron pour occuper le poste de la France à la Commission européenne.

Sylvie Goulard, alors ministre de la Défense, pose dans son bureau à Paris, le 15 juin 2017.
Sylvie Goulard, alors ministre de la Défense, pose dans son bureau à Paris, le 15 juin 2017. (JOEL SAGET / AFP)

"Elle a payé au Parlement européen ce que le Parlement européen estimait lui être dû." L'ancienne eurodéputée Sylvie Goulard, candidate de la France à la Commission européenne, a remboursé 45 000 euros brut au Parlement européen dans l'affaire des présumés emplois fictifs d'assistants parlementaires du Modem, a indiqué son entourage à l'AFP, vendredi 6 septembre, confirmant une information du Point.

Ce remboursement correspond aux salaires et aux charges de son assistant parlementaire, Stéphane Thérou, et "concerne la période d'emploi de l'assistant du 1er juillet 2014 au 28 février 2015", précise une source proche de l'enquête judiciaire française.

Sylvie Goulard entamait alors son second mandat, après un changement de circonscription, d'Ouest à Sud-Est. Durant la période citée, "il n'y a pas de preuve de travail" de Stéphane Thérou, ajoute une autre source proche du dossier. Selon l'entourage de Sylvie Goulard, il recherchait alors un emploi et "cela a pris plus de temps que prévu. Elle a continué de le payer plutôt que de le licencier sèchement. Cela correspond à une somme brut. Il y a dedans des congés payés, des indemnités de fin de contrat".

Goulard bientôt à la Commission européenne ?

Le 30 août, le Parlement européen avait clos cette affaire, sans préciser le montant du remboursement. "Il y a des irrégularités administratives mineures notées, non systématiques et non intentionnelles. Le remboursement lié à cette affaire a été effectué", avait alors déclaré une porte-parole de l'institution.

Sylvie Goulard a été choisie par Emmanuel Macron pour occuper le poste de la France à la Commission européenne, intronisée le 1er novembre. Elle doit encore être auditionnée par le Parlement pour obtenir le poste. La désignation de Sylvie Goulard avait provoqué quelques grincements de dents en raison de son implication présumée dans cette affaire d'emplois fictifs d'assistants des eurodéputés du MoDem. L'enquête judiciaire française sur ce dossier se poursuit. A ce jour, Sylvie Goulard n'a pas été convoquée.