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Martine Aubry détaille ses solutions "pour sortir de la crise"

A deux jours du premier débat à la primaire du PS, Martine Aubry livre ses pistes "pour sortir de la crise" mardi, dans une tribune dans les Échos. Elle suggère notamment la création d'une banque publique européenne pour lutter contre la spéculation.
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Martine Aubry mène une campagne active en vue de la primaire socialiste. (AFP - John Macdougall)

A deux jours du premier débat à la primaire du PS, Martine Aubry livre ses pistes "pour sortir de la crise" mardi, dans une tribune dans les Échos. Elle suggère notamment la création d'une banque publique européenne pour lutter contre la spéculation.

"La spéculation contre la zone euro est massive", relève Mme Aubry, estimant que, dans ce contexte, "l'Europe doit se ressaisir" et la "France et l'Allemagne doivent agir de concert pour sauver à la fois la zone euro et la croissance européenne - c'est l'urgence - mais aussi pour porter une autre Europe".

"L'Europe a besoin d'architectes, pas seulement de pompiers ! Personne ne peut se satisfaire du bricolage institutionnel auquel nous avons assisté cet été pour sauver l'Italie et l'Espagne de la crise de leur dette", poursuit la maire de Lille qui se dit "convaincue que tôt ou tard nous devrons émettre des euros-obligations, pour créer un grand marché financier de la dette européenne."

Mme Aubry recommande de transformer le Fonds de stabilisation financière en "banque publique européenne (...) disposant d'un capital propre, émettant des euros-obligations, et intervenant sur le marché de la dette souveraine". Dotée d'un capital de 200 milliards, cette BPE pourrait lever jusqu'à 2.000 milliards, "ce qui représente les ordres de grandeur nécessaires pour casser la spéculation", souligne-t-elle.

La candidate à la primaire socialiste propose également de "séparer les banques d'affaires et les banques de dépôt", de "créer une agence de notation indépendante" ou encore "d'interdire les produits dangereux comme les ventes à découvert".

Elle estime enfin que pour retrouver le chemin de la croissance, l'Europe doit se lancer à nouveau dans de "grands projets" à l'image d'Airbus ou Ariane. Mme Aubry mentionne parmi ces chantiers possibles les nouvelles technologies de l'énergie, les véhicules électriques, le réseau ferré à grande vitesse, Internet à haut débit ou les infrastructures y compris spatiales.

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