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Marine Le Pen promet d’augmenter "le pouvoir d’achat" sans pour autant préciser comment

Marine Le Pen s'est placée du côté des classes moyennes et populaires vendredi soir sur France 2, à la veille de la présentation de son programme. Pas de mesures concrètes annoncées, mais une promesse d'augmenter le pouvoir d'achat.
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Marine Le Pen (AFP)

Marine Le Pen s'est placée du côté des classes moyennes et populaires vendredi soir sur France 2, à la veille de la présentation de son programme. Pas de mesures concrètes annoncées, mais une promesse d'augmenter le pouvoir d'achat.

Alors qu'elle s'apprête à présenter son programme samedi à Paris, Marine Le Pen était l'invitée politique du journal de France 2 vendredi soir à 20h. Elle n'a toutefois pas annoncé de mesures concrètes.

Interrogée sur une éventuelle hausse du Smic, Mme Le Pen a refusé de fonder son "projet présidentiel" sur un "catalogue de mesurettes". Elle a tout de même promis une série de "mesures pour augmenter le pouvoir d'achat et créer des emplois", sans pour autant préciser lesquelles. "Je vais alléger [les impôts] sur les classes moyennes et populaires", a-t-elle lancé.

La candidate du Front national a par ailleurs évoqué un pays "pillé par le haut, par les marchés financiers, par les institutions bancaires spéculatives", "par nos élites politiques" et "leur corruption". Mais aussi "pillé par le bas, par une délinquance de plus en plus arrogante, de plus en plus brutale".

Classes populaires et classes moyennes

Interrogée sur la fiscalité, Mme Le Pen a promis d'"alléger" les impôts pour "ceux qui aujourd'hui voient peser sur eux tous les efforts, c'est-à-dire les classes moyennes et les classes populaires", "les PME, les PMI, les TPE, les commerçants et les artisans".

Elle a proposé de favoriser le développement économique en misant sur ces PME et ces PMI, "parce que c'est là qu'est la source de la création d'emplois". "Le développement économique passe par ce réseau, cette richesse que constituent les PME et les PMI", a justifié Mme Le Pen.

Dans son programme de 2007, le FN proposait que l'Etat prenne en charge "à hauteur de 200 euros par mois la part salariale des cotisations sociales pour les salaires allant jusqu'à 1,4 fois le SMIC", promettant ainsi "une hausse très significative des bas salaires nets sans répercussion sur le niveau de masse salariale de l'entreprise".

Les parrainages, un dispositif "anti-démocratique"

Jusqu'à présent, les intentions de vote en faveur de Mme Le Pen oscillent entre 16% et 19% selon les différents sondages. Elle s'est dite certaine d'obtenir suffisamment de voix pour atteindre le second tour de l'élection présidentielle.

C'est sans compter sur les difficultés que rencontre le parti d'extrême droite depuis le début de la course à l'Elysée, selon Mme Le Pen. Il n'est pour l'instant pas parvenue à recueillir suffisamment de promesses de parrainages pour présenter sa candidate à l'élection présidentielle. "Nous avons des difficultés pour avoir ces parrainages", a admis la présidente du FN.

"Ca ne s'est pas bien passé, on a dépensé une énergie folle, a reconnu la députée européenne. L'UMP et le PS n'ont qu'à claquer des doigts pour obtenir leurs parrainages." Alors que les noms des parrains sont publiés au Journal officiel, les maires répugnent à apparaître comme des soutiens du Front national. Mme Le Pen a jugé ce dispositif "anti-démocratique".

Pas de sortie du nucléaire

Interrogée sur la question du nucléaire qui a divisé toute la semaine le Parti socialiste et Europe Ecologie-Les Verts, la candidate du FN a estimé que c'était une "énergie dangereuse". Mais elle a affirmé ne pas avoir l'intention de sortir de la filière. "Le jour où on pourra s'en passer, on le fera, a-t-elle affirmé. Ce n'est pas le cas aujourd'hui."

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