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Marine Le Pen au 1er mai : "Nous avons gagné la bataille des idées"

Les partisans et militants du Front national ont défilé mercredi à Paris. Traditionnel rassemblement du 1er mai. Lors de son discours, Marine Le Pen a décrit une France "dans les ténèbres", que le FN peut relever. Le Front national qui, selon sa présidente, "progresse à grands pas dans le débat".
Article rédigé par
Radio France
Publié Mis à jour
Temps de lecture : 3 min.
  (Charles Platiau Reuters)

Place de l'opéra Garnier à
Paris, devant une banderole "Le Peuple d'abord", Marine le Pen a
prononcé mercredi midi son discours du 1er mai devant environ 5.000 personnes. A l'issue du traditionnel défilé
du Front national, la présidente du FN s'est présentée comme un parti "des
travailleurs
" contre la classe politique française, contre Bruxelles et
contre la "mondialisation sauvage qui veut le choc des civilisations ".
Marine Le Pen a parsemé son discours de termes tels que "nuit ",
"ténèbres ", "obscur " et a présenté le FN comme la "lumière ".

"La France s'enfonce
dans les ténèbres"

Sans surprise, Marine Le Pen
s'en est pris à la droite comme à la gauche, "de Laurence Parisot à
Jean-Luc Mélenchon
". Mises en examen, affaire de fraude fiscale, pour la
présidente du FN, rien est à garder dans la politique actuelle de la France et
de l'Europe, car toute la classe politique se ressemble. "En remplaçant
un président du système par une autre président du système
", a déclaré la
présidente du Front national, la France poursuit les "temps obscurs ".

Il faut donc changer "la
pratique du pouvoir, fondement démocratique
", de façon
"impérieuse ". Et le changement, c'est le FN et les Français : "Le
peuple d'abord
", dit la présidente sous les acclamations de la foule.
"Nous sommes la voix du peuple face au pouvoir injuste ".

"Nous progressons à
grands pas dans le débat, dans les cœurs et dans les urnes aussi" 

Au début de son discours,
Marine Le Pen, a souligné que son parti a enregistré cette année "un
record historique d'adhésions
". Un record qui s'explique par le contexte
économique et politique français qui dégoûte les électeurs, selon elle. "Nous sommes rejoints par tous les
oubliés de la politique
", a-t-elle estimé. Elle a également rappelé que
six millions de Français ont voté pour le FN, il y a un an, lors de la
présidentielle.

Le Front national s'installe
pour de bon dans "le débat, les cœurs et les urnes ". La France est
"généreuse mais sa générosité doit s'appliquer d'abord à ses citoyens ", a martelé Marine Le Pen, qui a réaffirmé les positions du parti, notamment sur
l'immigration. "Oui nous faisons un lien entre l'immigration et
l'insécurité
", et "la frontière n'est pas un gros mot ".

Elle a déclaré vouloir "renégocier l'espace Schengen ", et "appliquer la tolérance
0 en matière de sécurité
". Et d'affirmer que "Nous
sommes en lutte contre la mondialisation sauvage et contre tous les
totalitarismes : le mondialisme et l'islamisme fondamentaliste en tête
".

"Il faut remettre le collectif au centre des valeurs"

"Si nous n'avons pas encore le pouvoir, nous avançons, et la France et les Français avec nous. Malgré un système politique qui a totalement cadenassé les modes de scrutin ", a aussi affirmé celle qui a plaidé une nouvelle fois pour l'instauration de la proportionnelle aux élections législatives.

La président du parti a conclu son discours en se positionnant comme seule réponse à la crise française : "Notre pays se
redressera avec nous, par nous
".

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