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Lutte Ouvrière lance officiellement sa campagne

Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, a lancé officiellement mardi la campagne de Lutte Ouvrière lors d'une conférence de presse.
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Nathalie Arthaud, candidate pour Lutte Ouvrière à la présidentielle, estime qu'une "explosion sociale" est inévitable. (AFP PHOTO - MICHEL GANGNE)

Nathalie Arthaud, candidate de Lutte ouvrière à la présidentielle, a lancé officiellement mardi la campagne de Lutte Ouvrière lors d'une conférence de presse.

En 2008, Nathalie Arthaud a succédé à Arlette Laguiller à la tête de Lutte Ouvrière (LO). Et c'est tout naturellement qu'elle mène la campagne présidentielle 2012 pour LO. Elle a présenté mardi 6 septembre le "programme de lutte" du parti avec treize "camarades", des représentants régionaux.

La reprise n'est pas là. La crise n'en finit pas. "Cette campagne va se dérouler dans un contexte particulièrement dur pour les travailleurs, pour les salariés, pour les retraités, pour les petites gens, dont je souhaite porter les préoccupations", a-t-elle déclaré. Pour ce qui est des thèmes de campagne de LO, ils sont connus et n'ont pas changé : interdiction des licenciements, répartition du travail entre tous "sans diminution de salaire", indexation des salaires sur les prix ou encore expropriation de toutes les banques. Bref, un "programme de lutte" pour "changer toute l'organisation sociale".

L'institutrice de 41 ans est inquiète. "L'explosion sociale est inévitable", a-t-elle estimé. Et selon elle, ce ne sont ni l'UMP, ni le PS qui vont changer les choses. Elle a fustigé le plan de rigueur du gouvernement qui "impose aux petites gens de payer la crise", dénonçant la "vaste fumisterie" et le "chantage abject" du gouvernement en direction des salariés sur la crise de la dette. "Les capitalistes et les banquiers sont les seuls responsables de la crise. A eux de les payer, pas aux travailleurs", était-il affiché sur les pancartes derrière la candidate.

Quant au PS, elle a dit qu'il cherchait à "concurrencer Sarkozy". Pis, si les socialistes arrivaient au pouvoir en 2012, "les coups ne viendront plus de la droite mais de la gauche", a-t-elle prédit, renvoyant également dos à dos les socialistes et Jean-Luc Mélenchon (Front de gauche).

Assumant son refus des alliances, Mme Arthaud (1% dans les sondages) a ironisé sur "les bonnes âmes" qui expliqueront après l'élection qu'en "nous alliant avec Pierre, Paul, Jacques ou... Jean Luc, nous aurions pu récolter un meilleur résultat". Mais "à part celui qui sera élu, tous les autres candidats n'auront été que des candidatures de témoignage!".

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