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Louis Gallois succède à René Ricol à la tête du Grand emprunt

Louis Gallois , qui vient de quitter la présidence d'EADS, a été désigné mercredi en conseil des ministres nouveau commissaire général à l'investissement en charge du Grand Emprunt. Il remplace à ce poste René Ricol, qui avait été nommé fin 2009.
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France Télévisions Rédaction Afrique
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Louis Gallois (alors PDG d'EADS) (JOHANNES EISELE / AFP)

Louis Gallois , qui vient de quitter la présidence d'EADS, a été désigné mercredi en conseil des ministres nouveau commissaire général à l'investissement en charge du Grand Emprunt. Il remplace à ce poste René Ricol, qui avait été nommé fin 2009.

Louis Gallois , 68 ans, nommé mercredi Commissaire général à l'investissement, est un haut-fonctionnaire et grand patron qui a fait la plus grande partie de sa carrière dans l'aéronautique.

Ce patron de gauche", proche du Parti socialiste et soucieux du dialogue social, a été président de la SNCF de 1996 à 2006. Il a alors été appelé à la coprésidence exécutive d'EADS pour remplacer Noël Forgeard. Il a quitté le groupe aéronautique européen le 31 mai dernier.

Né le 26 janvier 1944 à Montauban (Tarn-et-Garonne), M. Galloisa fait HEC et l'ENA (comme François Hollande). Il a d'abord été haut fonctionnaire au Trésor, attaché financier auprès de l'ambassade de France à Tokyo (Japon) puis directeur de cabinet du ministre socialiste Jean-Pierre Chevènement en 1981 à la Recherche puis à la Défense en 1988.

De 1989 à 1992, M. Gallois a été président de la Société nationale d'études et de construction des moteurs d'aviation (SNECMA) puis, jusqu'en 1995, président-directeur général de l'Aérospatiale, ancêtre d'EADS. En 1996, il devient président de la Société nationale des chemins de fer français (SNCF).

Pour gérer ce qui reste des fonds du Grand emprunt créé par Nicolas Sarkozy, le gouvernement a donc choisi un spécialiste de l'industrie, mais aussi quelqu'un qui connait bien la haute administration et le PS.

Louis Gallois avait eu le bon goût de refuser une retraite chapeau à son départ d'EADS, un geste qui ne pouvait qu'être apprécié par l'actuel gouvernement.

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