Lingots à Puteaux : "Il y a au moins de la fraude fiscale, donc que fait Bercy ?"

Le principal opposant politique à la maire de Puteaux, Christophe Grébert (Modem) revient sur l'affaire des lingots d'or de Joëlle Ceccaldi-Raynaud. Jeudi, on apprenait qu'elle avait vidé un compte au Luxembourg en sortant argent liquide et 102 lingots d'or.

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Jeudi, Mediapart et nos confrères de France Inter révélaient l'information selon laquelle la maire Les Républicains de Puteaux Joëlle Ceccaldi-Raynaud a fait vider un compte au Luxembourg, sortant l'argent en liquide et en lingots d'or (102 lingots exactement). Sur France Info, Christophe Grébert, élu Modem à Puteaux, principal opposant politique à la maire, revient sur ces informations et sur cette affaire qu'il juge "rocambolesque " et "écoeurante ".

"Ca fait 13 ans que ce dossier est en instruction, c'est le plus vieux dossier en instruction devant le tribunal de Nanterre et je m'interrroge sur la durée d'instruction, le fait que cinq juges se sont succédés... " dit Christophe Crébert, qui craint que le dossier ne finisse par être "enterré un jour ou l'autre ".

"D'où vient l'argent ?"

Christophe Grébert fait une hypothèse : "Peut-être qu'on comprend mieux les choses si on prend en compte le fait que Joëlle Ceccaldi-Raynaud n'est pas seulement le maire de Puteaux, mais qu'elle était aussi la suppléante de Nicolas Sarkozy sur la circonscription de Puteaux-Neuilly, on comprend peut-être que les choses n'ont pas été très vite ", suppose-t-il.

"Les 102 kg d'or ce n'est pas une invention ", "tout est dans le dossier ", "donc il y a au moins de la fraude fiscale, donc que fait Bercy ? J'appelle Bercy a ouvrir une enquête ", ajoute Christophe Grébert, qui pose la question : "C'est le problème : d'où vient l'argent ? ". "Joëlle Ceccaldi-Raynaud est maire de Puteaux, elle n'a pas d'activité autre, donc elle n'a pas de chiffre d'affaires, donc d'où vient cet argent ? Elle dit que c'est l'héritage de sa grand-mère qui était institutrice en Corse... Donc comment une institutrice en Corse pouvait mettre de côté 23 millions d'euros ? ", interroge-t-il, "c'est complètement incohérent ".