Lille, Rouen et Dijon choisies comme capitales régionales provisoires

Lille, Rouen et Dijon ont été choisies comme capitales régionales, selon la liste des capitales encore provisoires arrêtée vendredi en Conseil des ministres. Les chefs-lieux définitifs seront fixés avant le 1er octobre 2016, après avis des conseils régionaux issus du renouvellement de fin 2015.

(Dernière incertitude, Rouen a été préférée à Caen pour devenir la capitale de la Normandie réunie © Maxppp)

Elle était attendue... et elle ne crée pas vraiment la surprise. La nouvelle carte des régions est sortie ce matin du dernier Conseil des ministres de l'été. Du moins une version encore susceptible de bouger. Sous la dénomination très républicaine de chefs-lieux provisoires, le gouvernement a publié la liste des capitales régionales là où la réforme territoriale a modifié les frontières. Sont donc ainsi désignés Strasbourg, Bordeaux, Dijon, Lille, Lyon, Rouen et Toulouse. Les chefs-lieux définitifs seront fixés avant le 1er octobre 2016, après avis des conseils régionaux issus du renouvellement de fin 2015.

A LIRE AUSSI ►►► Toulouse et Montpellier se partagent la future grande région

Les noms de ces villes circulaient depuis déjà quelques jours, à l'exception du cas de la Normandie, où la bataille entre Caen et Rouen n'apparaissait pas tranchée. Finalement, c'est l'ancienne capitale de la Haute-Normandie qui remporte le titre. 

Pour compenser, certaines directions régionales devraient être affectées aux villes perdantes. Une bonne chose, estime la maire d'Amiens, Brigitte Fouré, mais ce n'est pas assez pour sa ville, détrônée par Lille. "Si on est à ce stade c'est parce que les Picards se sont mobilisés, sinon on aurait rien eu du tout.. Mais le compte n'y est pas du tout ", a t-elle déclaré. 

 

"Le compte n'y est pas du tout" - Brigitte Fouré maire d'Amiens
--'--
--'--

63 postes de directeurs et leurs collaborateurs supprimés

Ce sont donc neuf villes qui vont se voir dépouiller de leurs titres de capitales régionales et des institutions qui vont avec, dont les structures d'Etat. Ainsi neuf postes de préfets de région vont logiquement sauter, ainsi que les postes de directeurs généraux des agences régionales de santé. "63 postes de directeurs régionaux des administrations de l'Etat, ainsi que leurs états-majors ", compte une source gouvernementale, soucieuse de souligner les économies que permet la réforme.

Académies inchangées

En revanche les académies dépendant de l'Education nationale vont demeurer telles quelles. Et là, un étage va être rajouté avec la création de 13 régions académiques. Un des recteurs en poste sera nommé dans chacune d'entre elles, avec les pouvoirs attachés à la fonction. Il sera le véritable interlocuteur régional.

A noter aussi enfin, les sièges des chambres régionales des comptes fusionnées des régions Alsace-Champagne-Ardenne-Lorraine et Languedoc-Roussillon-Midi-Pyrénées respectivement fixés à Metz et Montpellier. Une vraie satisfaction pour Damien Alary, le président de l'actuelle région Languedoc-Roussillon. "J'espère que l'ensemble de nos concitoyens saurons reconnaître à juste titre l'équilibre que nous avons construit autour de cette grande région, l'équilibre du territoire ", affirme t-il.

"Nous avons construit autour de cette grande région, l'équilibre du territoire" - Damien Alary, président de la région Languedoc-Roussillon
--'--
--'--
 

(ide)

INFOGRAPHIE ►►► LE CARTE DETAILLEE DES NOUVELLES CAPITALES DE REGION