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Les ténors des partis politiques ont livré leurs premières réactions après les résultats du premier tour

"Rien n'est joué" aux élections régionales", a estimé dimanche soir le Premier ministre (UMP) François Fillon.Laurent Fabius (PS) a appelé "au rassemblement" pour confirmer "l'excellent premier tour" du scrutin. Marie-George Buffet (PCF) a appelé à "amplifier" le vote sanction contre la majorité au second tour.
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Laurent Fabius (PS) sur le plateau de France 2, après le premier tour des régionales 2010, 14 mars 2010

"Rien n'est joué" aux élections régionales", a estimé dimanche soir le Premier ministre (UMP) François Fillon.

Laurent Fabius (PS) a appelé "au rassemblement" pour confirmer "l'excellent premier tour" du scrutin. Marie-George Buffet (PCF) a appelé à "amplifier" le vote sanction contre la majorité au second tour.

"Une des leçons de ce scrutin c'est que l'écologie politique commence à être crédible dans d'autres domaines, dont l'économie", a estimé pour sa part Cécile Duflot, tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France.

Jean-Paul Huchon, candidat PS et président sortant en Ile-de-France, appelé dimanche à "construire dès ce soir l'alliance" avec Europe Ecologie et le Front de gauche "pour battre la candidate de droite" Valérie Pécresse, arrivée en tête au premier tour en Ile-de-France.

Jean-Luc Mélenchon (Front de Gauche) a estimé que la forte abstention des électeurs au premier tour s'apparente à "de l'insurrection civique".

"La gauche peut remporter toutes les régions", a estimé Daniel Cohn Bendit, chef de file d'Europe Ecologie, qu'il revendique comme "troisième force politique" de France. "En deux ans, nous avons fait un chemin extraordinaire", s'est félicité le député européen.

Arnaud Montebourg, député socialiste, a estimé que le premier tour, avec la progression du FN, reflétait "une exaspération dans des territoires urbains ou ruraux qui ont été abandonnés par le gouvernement". "Il y a une irritation politique très forte dans le pays parce qu'il y a une politique très dure qui est menée", a-t-il estimé.

François Bayrou, président du Modem, a estimé que "l'état du pays a dépassé la cote d'alerte". Il a parlé de "mauvais jour" pour son parti, qui a remporté moins de 5% au premier tour des régionales et n'a pas donné de consigne de vote pour le second tour.

Xavier Bertrand, secrétaire général de l'UMP, a estimé qu'il n'y a pas de vote sanction "quand vous avez un Français sur deux qui a décidé ce ne pas aller voter".

Jean-François Copé (UMP) a de son côté appelé à "une mobilisation totale de nos électeurs" vu l'abstention.

Claude Bartolone (PS) a appelé les électeurs de gauche à se mobiliser au second tour pour "empêcher la droite de disqualifier ce vote", marqué au premier tour par une forte abstention.

"C'est la démocratie qui subit un vote sanction. Le fait qu'un électeur sur deux ne soit pas allé voter c'est une grande claque pour tous les hommes politiques", a estimé Laurent Wauquiez, secrétaire d'Etat chargé de l'Emploi.

Réactions syndicales
Pour la CGT, le premier tour est un "désaveu clair" de la politique de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement, "l'expression d'un fort mécontentement des salariés vis-à-vis de la politique économique et sociale défendue par le président de la République et les nombreux ministres eux-mêmes candidats". Dans le même temps, le syndicat appelle les salariés à voter nombreux au 2e tour le 21 mars.

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