Les syndicats tentent de replacer les préoccupations salariales dans la campagne

Les salariés sont appelés par les syndicats à se mobiliser mardi contre le plan d’austérité du gouvernement. Une manière pour ces derniers d’occuper l’espace durant l'entre-deux tour de primaire socialiste.

Manifestation devant le siège de la SNCF à Paris en novembre 2010 contre la réforme des retraites
Manifestation devant le siège de la SNCF à Paris en novembre 2010 contre la réforme des retraites (AFP PHOTO JOEL SAGET)

Les salariés sont appelés par les syndicats à se mobiliser mardi contre le plan d'austérité du gouvernement. Une manière pour ces derniers d'occuper l'espace durant l'entre-deux tour de primaire socialiste.

Pas de forte mobilisation mais un message clair : "Non à l'austérité". Cinq confédérations syndicales (CGT, CFDT, FSU, Unsa et Solidaires) ont appelé mardi à des rassemblements dans toute la France pour protester contre le plan d'austérité du gouvernement de 12 milliards d'euros.

Près de 200 rassemblements sont ainsi prévus, comme à Bordeaux, Lyon ou Paris, où un cortège défilera depuis la place de la République en début d'après-midi.

Un mot d'ordre commun...

Les cinq confédérations -FO ayant défilé en solo le 20 septembre et la CFE-CGC ayant opté pour une "autre forme de dialogue"- ont voulu opposer une réponse unitaire des salariés, retraités et chômeurs au plan gouvernemental contre les déficits, qui doit rapporter 11 milliards en 2012. "Les mesures urgentes à prendre" pour une "autre répartition des richesses" constituent leurs revendications communes.

"Il y a un mot d'ordre national, ‘Non à l'austérité', mais il s'agit aussi de poser des revendications entreprise par entreprise", selon le secrétaire général de la CGT Bernard Thibault, qui défilera à Marseille dans la matinée.

"L'objectif est de sensibiliser l'opinion au cas où il faudrait aller plus loin", a averti M. Chérèque (CFDT), qui participera à une "flashmob" (mobilisation éclair, ndlr) en début d'après-midi à Paris. Affirmant que "les salariés sont inquiets pour leur emploi et leur pouvoir d'achat", le dirigeant syndical estime qu'il est "difficile dans ces conditions de leur demander de faire grève, y compris dans les transports, où cela gênerait les travailleurs".

Mais pas d'appel national à la grève

Selon un sondage Louis Harris/CGT, publié le 5 octobre, près de sept salariés sur dix (69%) soutiennent cette mobilisation nationale décentralisée, tournée vers des actions sectorielles et locales.

La dernière grande manifestation unitaire remontait à novembre 2010 contre la réforme des retraites, mais les syndicats n'ont cette fois pas lancé d'appel national à la grève, admettant que l'ampleur ne sera pas comparable à la mobilisation de l'an dernier.

Côté transports, le trafic ferroviaire n'a été que légèrement affecté mardi matin. En revanche, la RATP a prévu un train sur deux sur le RER B en heure de pointe.