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Xavier Bertrand renonce à briguer la présidence des Républicains

Dans une interview au "Journal du dimanche", le président des Hauts-de-France se dit prêt à soutenir Valérie Pécresse contre Laurent Wauquiez qu'il accuse de "[courir] après l'extrême droite".

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France Télévisions
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Xavier Bertrand, le 13 juin 2017, lors de la visite d'une usine à Crest (Drôme). (CHRISTOPHE ESTASSY / CITIZENSIDE / AFP)

Il veut donner la priorité à la région qu'il préside, les Hauts-de-France, et se dit prêt à soutenir Valérie Pécresse. Dans une interview publiée dimanche 25 juin dans le Journal du dimanche, Xavier Bertrand annonce qu'il ne briguera pas la présidence du parti Les Républicains

"Je ne serai pas candidat à l'élection de novembre, assure-t-il dans l'hebdomadaire. Même si j'ai conscience que je peux l'emporter, je ne serai pas le responsable d'une nouvelle guerre des chefs", a encore relevé celui qui incarne une ligne centriste dans son parti, notamment face à celle de Laurent Wauquiez, davantage conservatrice, identitaire et qui, selon lui, "court après l'extrême droite."

Ainsi, face au président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, "Valérie Pécresse serait une très bonne candidate", a souligné Xavier Bertrand. 

"Ça fait bien longtemps que l'on ne s'aime plus"

Interrogé par l'hebdomadaire sur les clivages au sein de son parti, il dresse un sombre constat. "En réalité, il n'y a plus grand-chose en commun entre nous. Nous continuons à vivre ensemble, mais ça fait bien longtemps qu'on ne s'aime plus. Et on a peut-être plus grand-chose à faire ensemble", a-t-il déclaré, se positionnant à mi-chemin entre les "constructifs" prêts à offrir leurs services à Emmanuel Macron et les tenants d'une ligne droitière, qui ne veulent faire aucune concession à l'exécutif. "La droite et le centre doivent rassembler, et pas cliver, se réinventer, renouer avec la France populaire, parler à la fois à l'ouvrier et au chef d’entreprise, à l'infirmière et au chirurgien, à l'agriculteur et au fonctionnaire, au rural et à l’urbain", a-t-il énuméré.

Sur la question de la refonte du parti Les Républicains après son échec à la présidentielle et aux législatives, il a assuré ne "[plus croire] aux partis politiques à l'ancienne", déplorant un fonctionnement "parisien, centralisé alors qu'il faudrait donner le pouvoir au terrain". "Les idées ne sont jamais débattues", a-t-il encore grincé en évoquant une "hémorragie de militants" aux Républicains. 

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