VIDEOS. Primaire de la droite : les séquences qu'il ne fallait pas rater du débat Fillon-Juppé

Revivez les moments les plus importants de l'ultime débat télévisé entre François Fillon et Alain Juppé avant le second tour.

Les deux finalistes de la primaire de la droite, François Fillon et Alain Juppé, le 24 novembre 2016.
Les deux finalistes de la primaire de la droite, François Fillon et Alain Juppé, le 24 novembre 2016. (ERIC FEFERBERG / AFP)

C'était sans doute le moment-clé de la bataille de la primaire de la droite. A trois jours du second tour, Alain Juppé et François Fillon ont débattu ensemble sur TF1, France 2 et France Inter, jeudi 24 novembre. Franceinfo vous propose une sélection des moments forts de l'émission.

Quand Fillon et Juppé ont raconté qu'ils manifestaient "sur les barricades" en mai 68

François Fillon et Alain Juppé n'ont pas beaucoup manifesté dans leur vie mais, pendant leur jeunesse, ils ont tous deux confessé avoir traîné leurs guêtres dans les grandes manifestations de 1968. Les deux candidats ont répondu à une question d'un internaute qui se demandait s'ils avaient déjà défilé. "De manière assez folklorique en 1968", a répondu François Fillon. "Je me suis laissé emporter sur les barricades, en mai 1968", a de son côté rapporté Alain Juppé.

Quand Fillon a défendu Juppé sur sa condamnation judiciaire

FRANCE 2

Au moment d'évoquer la condamnation du maire de Bordeaux, François Fillon l'a défendu avec vigueur. "J'ai toujours, à chaque fois qu'il était mis en cause, j'ai pris position publiquement pour dire qu'il n'y avait aucun doute sur sa capacité à diriger le pays", déclare le député de Paris. Alain Juppé avait été condamné en 2004 à 18 mois de prison avec sursis pour prise illégale d'intérêts dans l'affaire des emplois fictifs de la mairie de Paris.

Quand Fillon et Juppé se sont écharpés sur le temps de travail des fonctionnaires

François Fillon souhaite imposer les 39 heures dans la fonction publique au lieu de 35 aujourd'hui, et payées 37 heures. De son côté, Alain Juppé veut augmenter le temps de travail selon les fonctions publiques et selon les métiers exercés. "On ne fera pas dans la fonction publique une réforme où l'on proposera de travailler 39 heures payées 37", assène le maire de Bordeaux. La réplique ne se fait pas attendre. "C'est un point fondamental. Alain Juppé ne veut pas vraiment changer les choses, tacle le député de Paris. Il propose des modifications qui ne changeront pas fondamentalement le pays. Tout le monde doit faire un effort, travailler plus et gagner un peu moins. Je n'accepte pas qu'on dise 'c'est impossible'."

Quand Fillon a sèchement répliqué à Juppé sur les polémiques de la campagne

Alors qu'Alain Juppé cherchait le soutien de son rival sur les attaques de l'extrême droite à son encontre, François Fillon lui a sèchement répondu. "J'ai été rebaptisé Ali Juppé, grand mufti de Bordeaux (...) je n'ai pas entendu un seul de tes lieutenants condamner cette campagne, a-t-il lancé. Il ne faut pas exagérer, quand je me fais traiter d'homophobe tous les matins, je ne t'ai pas entendu prendre ma défense, s'est emporté Fillon. Chacun est grand et s’occupe de ses affaires."

Quand Juppé a vivement attaqué Fillon sur la question de l'avortement

La question de l'IVG, qui a animé les premiers jours de l'entre-deux-tours, est revenu sur le tapis. "Sur le plan juridique, un droit fondamental est inscrit dans la Constitution, ce qui n'est pas le cas de l'IVG. C'est pour ça que nous n'aurions pas dû avoir ce débat, qui est stupide, a réaffirmé François Fillon avant d'ajouter : Je ne suis pas une femme, je n'ai pas à prendre ce genre de décisions." Mais le député de Paris a promis qu'il ne reviendrait pas sur la loi Veil. Mais Alain Juppé a tenu à marquer sa différence. "Moi, je pense que l'IVG est un droit fondamental. C'est un drame, pour la femme, pour le couple parfois", a précisé le maire de Bordeaux.