Dans le Nord, Nicolas Sarkozy exalte la France, "pays chrétien"

Dans un discours très à droite, Nicolas Sarkozy a officieusement lancé sa campagne pour la primaire, mercredi soir, avec son thème de prédilection : l'identité nationale. 

Nicolas Sarkozy, président des Républicains, à Saint-André-lez-Lille (Nord), le 8 juin 2016.
Nicolas Sarkozy, président des Républicains, à Saint-André-lez-Lille (Nord), le 8 juin 2016. (PHILIPPE HUGUEN / AFP)

C'est un discours de campagne avant la campagne. Nicolas Sarkozy, président du parti Les Républicains, a tenu un meeting à Saint-André-lez-Lille (Nord), mercredi 8 juin, au cours duquel il a martelé sa vision de la France, "un pays chrétien", qui doit être "respecté" par "ceux qui veulent y vivre". Un discours écrit pour se lancer, toujours sans le dire, dans la course à l'investiture pour la présidentielle à droite.

Le ton a été donné très rapidement : "Je suis Français, vous êtes Français, nous sommes Français, c'est une chance, c'est un privilège !" C'est avec son thème de campagne favori que Nicolas Sarkozy s'est adressé à environ 800 personnes, dont une quarantaine de parlementaires : la défense de l'identité nationale.

"Un pays d'églises, de cathédrales, d'abbayes, de calvaires"

"L'immigration massive et le communautarisme ont créé une prise de conscience du fait qu'il y avait quelque chose qui ne tournait plus rond en France", a affirmé Nicolas Sarkozy. Dans son viseur, "l'islam militant qui se présente à nous comme un bloc et qui impose à ses fidèles des règles de vie contraignantes"Pour l'ex-chef de l'Etat, il faut "dire que la France est un pays d'empreinte et de tradition chrétiennes, un pays qui est né du baptême de Clovis il y a plus de 1 500 ans. Un pays d'églises, de cathédrales, d'abbayes, de calvaires"

Tout au long de son discours, au cours duquel il a tout juste effleuré les sujets économiques, Nicolas Sarkozy a opposé le "peuple" qui souhaite selon lui "l'autorité" et les "valeurs", à des "minorités" dont il dénonce la "tyrannie", et parmi lesquelles il range "une poignée de lycéens qui bloquent un lycée, de zadistes qui bloquent la construction d'un aéroport, de gens du voyage qui bloquent une autoroute, de casseurs qui bloquent une raffinerie, d'islamistes radicaux qui prennent en otage un quartier".