Enquête sur le groupe UMP au Sénat : Jean-Claude Gaudin placé sous le statut de témoin assisté

Le maire de Toulon, Hubert Falco, a lui aussi été placé sous le statut de témoin assisté dans l'affaire des "ristournes" du groupe UMP au Sénat.

Jean-Claude Gaudin à Marseillele 19 janvier 2019. 
Jean-Claude Gaudin à Marseillele 19 janvier 2019.  (CHRISTOPHE SIMON / AFP)

Le maire (LR) de Marseille, Jean-Claude Gaudin, a été placé à la fin du mois d'avril sous le statut de témoin assisté pour "recel de détournement de fonds publics" dans l'enquête sur les "ristournes" du groupe UMP au Sénat, a appris franceinfo de source judiciaire mardi 7 mai, confirmant une information de RTL.

L'ancien sénateur des Bouches-du-Rhône est soupçonné d'avoir bénéficié d'un système occulte de redistribution des fonds du groupe parlementaire de l'UMP (désormais rebaptisé Les Républicains). Une enquête a été ouverte en 2012 mais a été fortement ralentie par plusieurs recours juridiques ces dernières années.

Enveloppes d'assistants parlementaires

L'affaire des "ristournes" ou des "cagnottes" de l'ex-UMP au Sénat porte sur des compléments de revenus versés à des sénateurs de l'UMP grâce à un système présumé de détournements des enveloppes d'assistants parlementaires, ces 7 600 euros mensuels accordée aux sénateurs pour rémunérer leurs assistants, en plus de leurs 5 300 euros d'indemnités et des 6 000 euros de frais de mandat.

Jean-Claude Gaudin échappe ainsi pour l'instant à une mise en examen, tout comme le maire de Toulon, Hubert Falco, lui aussi placé sous le statut de témoin assisté. Au total, neuf protagonistes sont mis en examen dans ce dossier, dont sept actuels ou ex-sénateurs.